Trans en Provence au fil de la Nartuby

Bienvenue à Trans en Provence

J'ai mis en place ce blog sur Trans en Provence pour parler de mon village, de son histoire, de ses habitants, de son passé tout simplement... pour qu'il en soit un petit peu la mémoire. Je ne suis pas historienne, ni spécialiste en quoi que ce soit, mais je suis curieuse de tout. Mes recherches généalogiques m'ont conduite à m'intéresser à l'histoire, la grande et la petite.  

Mon autre blog :  Passion Provence 

http://www.passionprovence.org

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19 septembre 2017

Le monument aux morts

 

Monument-aux-morts-place-de-la-Victoire

Le monument aux morts de Trans-en-Provence a été érigé par souscription publique et inauguré le 30 avril 1922. Il est situé sur la place de la Victoire. L'architecte en est Emile Tardieu de Nice.  

Il s'agit d'un obélisque de pierre qui porte en façade un médaillon de Poilu ainsi que les inscriptions commémoratives suivantes :    

Au Poilu,    

Honor.    

Trans à ses enfants morts pour la France.    

1914-1918.    

Passant, salue ses braves.    

Suivent les noms des victimes de la Grande Guerre par ordre alphabétique. Sur une des face latérales est sculptée la Croix de guerre. Voici les noms : AUDEMARD Baptistin, AUDIBERT Joseph, AYCARD Lucien, BERAUD Emile, BREGONSUL Alfred, BRUNENGO Marius, CASTELLAN Marius, CLAPIER Célestin, CLAPIER Marius, DANYS Fernand, DEOUS Louis, ESTEQUE Paul, FELIX Marius, GAMEL Jean-Marie, GASTINEL Gabriel, GHIGO Louis, GUIOL Daniel, ISNARD Casimir, JUGI Pierre, LABROSSE Marcel, LAZARE Jules, LAZARE Victor, LIONS Adrien, LIONS Marius, MINGEAUD Victor, MIREUR Justin, ORGIAS Louis, PEYRON Ernest, REYNIER Hubert, ROUX Léonce, RUBIS Baptistin, TAÏS François, TRIPOUL Célestin, VINCENT Alexandre

Monument-aux-morts-cimetière

Dans le vieux cimetière, une grande stèle, où figurent les noms de trente-quatre morts ou disparus, surmontée d'une croix a été érigée par "La commune de Trans à ses enfants morts pour la France".  

Sur cette stèle figurent aussi ceux qui ont été tués pendant la guerre 1939-1945.

DUHAA Roger, VANZI Joseph, MERLINO Pierre, DAUMAS André, MARTEL André, DAVID Raymond

Monument-aux-morts-église

Dans l'église, une silhouette guerrière de Jeanne d'Arc prend place au centre d'un autel commémoratif de la guerre 1914-1918. Les diverses batailles et dates importantes y sont mentionnées : 

La Marne 6-7 septembre 1914 ; 

Nancy 5-12 septembre 1914 ;

l'Yser 1-15 novembre 1916 ;

Verdun 22 février-novembre 1916 ; 

Armistice 11 novembre 1918 ;

Paix 28 juin 1919. 

Les patronymes des disparus sont gravés sur des plaques de marbre placées de part et d'autre de la statue.

Source : L'art et la mémoire de 1914-1918 dans le Var. Sylvie Mattone-Vastel et Georges Meissonnier (Il fut l'un de mes amis, généalogiste averti et passionné par l'histoire de son village des Arcs-sur-Argens. Il est décédé il y a quelques années).

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Paul Alexandre Vincent

Mon arrière-grand-père maternel Paul Alexandre VINCENT (né le 21 novembre 1869 aux Arcs-sur-Argens) est inscrit sur le monument aux morts de Trans en Provence. Il est décédé le 26 janvier 1917 à l'âge de 47 ans à l'Hôpital militaire Sainte-Anne à Toulon des suites de ses blessures alors qu'il était en service commandé dans la forêt du Dom avec son unité. Il est "Mort pour la France" selon la formule consacrée. Il a laissé sa femme : Thérèse (1871-1959) qui portera son deuil le restant de sa vie et ses trois filles : Marguerite (1899), Marie-Louise (1904 - ma grand-mère) et Irène (1908) qui deviendront Pupilles de la Nation.

Fleurs guerre 14

 

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04 septembre 2017

Des Salles aux Eyssares

 

Eyssares

 On constate souvent que l'on rencontre dans les cadastres modernes, c'est-à-dire ceux mis en place à partir du XIXe siècle, des erreurs commises dans la transciption de certains noms de lieux par le scribe d'alors. Il semble que dans la plupart des cas, ces erreurs soient dues au fait que les rédacteurs du cadastre étaient parfois étrangers à la Provence (ceci est valable pour les autres régions de France d'ailleurs) et que de ce fait ils ignoraient le sens des mots qu'ils transcrivaient. C'est ainsi par exemple que l'on peut citer une bévue relativement fréquente dans le cadastre de Draguignan, qui a fait transformer le quartier ou le chemin des ARENIERS (désigne des lieux sabloneux) en quartier ou chemin des ARAIGNEES (ce qui n'a rien à voir avec ces charmantes petites bestioles).  

C'est ainsi que l'on peut citer le cas d'un quartier rural de Trans qui est identifié dans le cadastre sous le nom de "les EYSSARES". On se demande quelle peut être la signification de ce nom et on pense au mot français ESSART (désigne une terre que l'on a déboisée pour la défricher). Or, il n'en est rien. Le quartier dont il s'agit s'appelle depuis le Moyen-Age : LES SALLES. C'est sous cette forme qu'il figure dans les livres terriers (ancêtres des cadastres) depuis le XVIe siècle. Nota de Nadine : A préciser qu'à Trans, le plus ancien livre terrier remonte à 1530. Ce noms des SALLES désignait simplement des maisons ou des bâtiments. Il existe dans le Haut-Var le village des Salles sur Verdon.  

A Trans, donc, lorsqu'on allait aux Salles, on disait en provençal "ANA EIS SALLOS" "aller aux Salles" avec la tendance à donner à L un son intermédiaire entre L et R. Ce que le rédacteur du cadastre du XIXe siècle n'étant pas provençal a transcrit par les EYSSARES.  

   Sources : D'après un article paru dans la revue provençale Lou Terraire sous le titre : Une bévue du cadastre Transian : les Eyssares - Auteur : Guillaume Barles.

Barre fleurs 

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28 août 2017

L'ancienneté de la culture de la vigne

 

Traité sur la culture de la vigne

 On a dit que notre région était venue tardivement à la culture de la vigne. Or, il n'en est rien. Ce qui forme actuellement le département du Var a toujours pratiqué cette culture depuis la plus haute antiquité et n'a jamais cessé d'en faire le principal de ses revenus à toutes les époques. Cette culture a pu être modérée par des prescriptions légales, comme au XVIIIe siècle, ou momentanément détruite comme au XIXe siècle, au moment de la catastrophe du phylloxéra, mais elle n'a jamais cessé, lorsque les circonstances ont été favorables, de prospérer et de représenter le produit le plus important du revenu des terres.

Epoque romaine  

Vigne-romains

La culture de la vigne existait en Provence dès l'époque romaine, à un moment où cette culture était interdite, pour protéger le vignoble italien, en dehors de ce qui constituait la Province romaine, c'est-à-dire en dehors de ce qui forme la Provence, le Languedoc et le Dauphiné. Les auteurs anciens parlent longuement du mode de culture pratiqué dans la Gaule Narbonnaise, notamment de la taille courte qui différait de celle de l'Italie où la vigne se mariait à l'ormeau. En ce qui concerne le pays dont on a fait le département du Var, l'existence de vignobles importants et suivis ne peut faire l'objet d'aucun doute, puisque nous savons d'après ce qu'en ont dit tous les agronomes du 1er siècle, et    notamment Columelle, qu'un grand bourgeois de Fréjus, Julius Groecinus, ancien procurateur des Césars, ce qui correspondait aux fonctions d'intendant général et vice-gouverneur d'une province impériale, et père d'un illustre fréjusien, le général romain Agricola avait non seulement cultivé la vigne dans ses vastes propriétés, mais encore écrit sur la "Culture de la vigne" un traité en deux livres, qui faisait autorité non seulement dans la Province, mais encore en Italie.

Moyen Age     

Vendanges

 Aucun texte ne fournit d'indication sur la période obscure des grandes invasions et du Haut Moyen âge. Il faut arriver au XIIIe siècle pour trouver quelque chose dans les transactions qui commençaient alors à se conclure entre les habitants et leurs seigneurs. A Trans, notamment, dans une transaction datée du 20 octobre 1283, il est spécifié qu'à l'époque où les vins commencent à pouvoir être transportés, le seigneur de Villeneuve dispose d'un mois pour écouler sa récolte. La vente n'est libre pour les habitants qu'à l'expiration de ce délai. Il y a dans ces stipulations l'indice d'une récolte abondante, bien supérieure à la consommation locale.  

 XVIe siècle  

Vigne

Un peu plus tard, la même situation est révélée par des documents plus précis. Les cadastres du XVIe siècle attestent que tout le monde à Trans avait des vignes, et que, proportionnellement, on en avait d'autant plus qu'on avait de plus grandes propriétés. Il y avait alors peu d'oliviers. Les larges espaces à flanc de colline sur lesquels on les voit aujourd'hui, étaient pour la plupart des bois non encore rompus. L'importance relative des différentes cultures, calculées d'après les indications tirées des cotes cadastrales afférentes à chacune des parcelles, s'étageait dans l'ordre suivant : vignes, terres à grain, prés, jardins et oliviers.  

 XVIIIe siècle  

Vignes

La persistance de la culture de la vigne sur une grande échelle se constitue dans les siècles suivants. Au XVIIIe siècle, elle acquiert une importance telle qu'elle menace de réduire la récolte des grains au-dessous de ce qui est nécessaire pour l'alimentation du pays. Une mesure draconienne intervient alors. Sous le règne de Louis XV, un arrêt du conseil en date du 5 juin 1731, défend "de faire de nouvelles plantations de vignes dans l'étendue des Provinces et Généralités du Royaume et de rétablir, sans la permission expresse de sa Majesté, celles qui auront été deux ans sans être cultivées, à peine contre chaque contrevenant, de 3.000 livres d'amende et sous plus grande peine s'il y échoit ; laquelle permission ne sera accordée qu'au préalable le terrain n'ait été vu par les ordres de l'Intendant, pour connaître s'il n'est pas plutôt propre à une autre culture qu'à être planté en vignes". A la suite de ces prescriptions, la culture diminue dans la plaine, mais elle gagne dans les collines. Il y a cependant une diminution bien que nous trouvions, dans les archives notariales entre 1730 et 1789, des actes ayant trait à des transports de vin importants.

XIXe siècle  

Phylloxera

 Au XIXe siècle, les plantations commencent à redescendre dans la plaine. Au moment où le phylloxéra vient détruire le vignoble, entre 1872 et 1880, l'importance qu'avait alors la culture de la vigne peut se mesurer par la diminution importante de population due au départ des journaliers agricoles italiens, que la ruine de la culture a provoqué. La population qui, défalcation faite de l'arrondissement de Grasse, était en 1851 de 289.967 habitants, n'était plus en effet en 1886 que de 288.336 habitants. Elle peut se déduire également de la diminution de population qui a suivi la reconstitution du vignoble. Entre 1886 et 1911, le nombre des habitants a augmenté de 42.419 unités. Nous nous sommes ainsi trouvés replacés là où devait nous amener l'accroissement régulier du nombre des habitants, si la catastrophe due au phylloxéra ne s'était pas produite.  

 Conclusion  

Ces constations, tirées de documents qui n'ont pas été faits pour les besoins de la cause, montrent que la Provence et le Var n'ont jamais cessé de posséder des vignobles étendus et de considérer le vin comme la plus importante de leurs récoltes.  

 Source : D'après un article paru dans "Les archives de Trans en Provence" N°28 - mars 1933 - Jean Barles. 

Ceps de vigne

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19 août 2017

Les Ricaud de Barcelonnette s'intallent à Trans

 

Barcelonnette

Vue de Barcelonnette  

   La création, en 1730, d'une filature de soie à Trans a été une conséquence indirecte de la clause du traité d'Utrech (1713) qui réunissait Barcelonette (actuellement dans les Alpes-de-Haute-provence) à la France. Barcelonnette avait déjà fait partie du Comté de Provence depuis le début du XIIIe siècle jusqu'en 1388. Elle passa à cette époque sous la seigneurie d'Amédée VII, duc de Savoie, sur la demande des habitants, à un moment où la Provence était divisée par les luttes des prétendants qui se la disputaient. Le traité d'Utrech fit de Barcelonnette et de sa vallée une terre française qu'un arrêt du Conseil en date du 23 décembre 1714 plaça sous l'administration directe de l'Intendant de Provence. Ce fut pour notre province une terre adjacente de plus (Note de Nadine : sous l'Ancien Régime, les Terres adjacentes sont des territoires relevant directement de l'intendant de Provence, comme Marseille, Arles, Salon, Saint-Tropez, Entrevaux, etc...). Après cette réunion, la famille Ricaud, qui possédait une importante filature de soie à Turin, jugea bon, sans cependant abandonner cette dernière, d'en créer une en France et, par une préférence dont il faut probablement chercher la raison dans l'existance à Trans d'une bonne situation au point de vue de l'air, de la force motrice et de la main d'oeuvre, elle se fixa dans notre village. La création d'une filature laisse supposer que dès cette époque, il se trouvait à Trans et dans ses environs des mûriers en assez grand nombre pour satisfaire à l'éducation de vers à soie dont la nouvelle filature devait utiliser la récolte de cocons. Les Ricaud ne vinrent pas seuls à Trans. Ils y amenèrent des collaborateurs, ouvriers et ouvrières originaires de leur ville. La mention d'origine de Barcelonnette est fréquente dans les registres des actes d'état-civil du XVIIIe siècle. La famille Ricaud a donc fait souche à Trans et ses descendants y habitent toujours.  

Il s'agit en fait de la famille Reynier.  

   Voici un aperçu des recherches généalogiques que j'ai faites sur cette famille :  

- RICAUD Charles X MATHERON Magdeleine  

vers 1730 à Barcelonnette  

- RICAUD Antoine X GRAUGNARD Marie Magdeleine  

vers 1769 à Barcelonnnette  

- RICAUD Charles Thomas Pierre X BERNARD Rose Sophie Zoé  

le 28 avril 1811 à Trans  

- RICAUD Emilie Zoé Joséphine X REYNIER Louis Emilien Melchior  

le 21 octobre 1838 à Trans  

- REYNIER Flavie Joséphine Sophie X REYNIER Napoléon Alexandre Camille Edouard  le 8 juin 1863 à Trans  

- REYNIER Henri Emile Edouard Ferdinand X AMBROGGIO Charlotte Caroline  

vers 1885 à ?

 - REYNIER Emile Louis Henri ° 27 mars 1899 Cannes  

d'où descendance actuelle.     

 

Barre fleurie

  

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13 août 2017

A travers les archives : le registre de catholicité de 1668 à 1673

Acte de mariage Bauchière-Gerffroy

Acte de mariage d'Antoine Bauchière et Honorade Gerffroy (Photo Nadine)
   

Sous l'Ancien Régime, les registres de catholicité étaient tenus par les curés. En ce qui concerne les archives de Trans, la totalité des archives communales anciennes a été déposées aux Archives Départementales à Draguignan pour y être conservées. C'est là que je me rends pour effectuer mes recherches généalogiques. Je vous présente la photo d'un acte de mariage qui figure dans le registre dont je vais vous parler. Il s'agit d'un acte daté du 27 juin 1672. C'est l'acte de mariage d'Anthoine Bauchière et Honnorade Gerffroy, deux noms caractéristiques de Trans à cette époque".
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Transcription de l'acte que j'ai pris en photo :   

   "Anthoine bauchiere fils de feu bernard et de Marchuanne bittarde de ce lieu de trans a pris pour femme et legitime expouze par le S(aint) sacrement de mariage apres trois publicaons (publications) honorade gerffroy fille a feu jacques et de honnorade giberte tous du mesme lieu pnts (présents) les parans des parties de part et d'autre celebre par nous sousigne le vingt et sept juin mil six cent soixante et douze dans lesglise parochialle de ce lieu aus formes    accoustumees et de pnce (présence) de pons orgias tisseur a toille honnore roux mesnager françois guiol aussy tisseur a toille et autres qui ont declaré ne scavoir (savoir) signer a l'exclution dudit pons orgias qui a signe". (Note de Nadine : j'ai respecté l'orthographe).   

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Ce registre contient les actes de baptêmes, mariages et décès des années 1668 à 1673. Pour cette période, on trouve 271 baptêmes, 198 décès, 66 mariages. Le nombre des baptêmes présente un excédent de 73 unités sur le nombre des décès. La moyenne annuelle des mariages est élevée. L'ensemble dénote un état de prospérité remarquable. Si on classe les décès d'après les mois pendant lesquels ils se sont produits, on constate que le nombre des décès est maximum en octobre.  

La mortalité enfantine était énorme : elle s'élevait à 44%.  

Il existait de 30 ans à 50 ans une période de vitalité remarquable. Fait rare pour être souligné : il a été enregistré à la date du 10 novembre 1668, le décès d'une femme centenaire, Catherine Roux.  

Pour la période considérée sur les 198 enfants venant au monde le nombre des survivants devait être : à 5 ans de 111, à 10 ans de 102, à 20 ans de 92, à 30 ans de 75, à 40 ans de 64, à 50 ans de 55, à 60 ans de 28, à 70 ans de 13 et à 80 ans de 2.  

Les noms de famille que l'on trouve répétés plus de 5 fois dans les 536 actes de    la période étudiée sont les suivants : 43 Blanc, 41 Orgias, 34 Boyer, 39 Guiol, 29 Giraud, 23 Garcin, 23 Geoffroy, 23 Pic, 22 Roux, 20 Augier, 20 Bauchière, 19 Goiran, 16 Taxil, 15 Audemar, 15 Mouret, 15 Bernard, 12 Castellanet, 8 Déous, 7 Clumens, 7 Perrinet, 6 David, 6 Dol, 6 Reynaud.  

Les Raphard, très nombreux au XVIe siècle tendaient vers la disparition. Les Pellerud dont une rue portait le nom en 1582, subissaient une éclipse passagère. Les Henry, meuniers venus de Montferrat, commençaient à apparaître. Les Castellanet avaient laissé tomber la particule dont le nom de quelques uns d'entre eux s'ornait au milieu du XVIe siècle. Les familles qui se donnaient alors le titre de "bourgeoises", sont aujourd'hui complètement éteintes. C'étaient les Garcin, les Goiran, les Laurens, les Pic, les Rey, et les Thomé de La PlaneCes derniers avaient une situation tout à fait prépondérante : Gaspard de la Plane avait épousé Françoise de Lautarel morte à 72 ans en 1672, et son fils Anthoine était le mari d'Anne de Reymondis.  

Il y avait deux famille bourgeoises du nom de Garcin dont les chefs, deux frères, Isnard et Balthazar Garcin étaient tous deux notaires royaux ; et trois familles du nom de Pic.  

Les Goiran était toute une légion qui comprenait, outre Messire Charles Goiran docteur en théologie et prieur de Trans, quatre familles pourvues de nombreux enfants : Angelin, notaire royal, puis Antoine, Gaspard et Jean, tous trois grands propriétaires. Immédiatement en dessous de ces apparents, venaient les familles de Maymes Bernard, riche ménager, et de Jean Blanc, maître chirurgien.  

   Source : D'après "Les Archives de Trans en Provence" - Jean Barles - N°22 - Mars 1932. 
  

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01 août 2017

La mise en service de la Gare de Trans en 1864

 

La-Gare

Le 29 septembre 1864, le journal "Le Var" publiait l'article suivant : "Avant hier mardi vers les onze heures de la matinée, une foule nombreuse se pressait aux abords de la voie ferrée dans la direction de Trans. On avait annoncé qu'à ce moment de la journée arriverait le convoi destiné à transporter les ingénieurs qui devaient faire la réception des travaux et il n'avait pas fallu davantage pour provoquer la curiosité publique. Une grande affluence de nos concitoyens ont assité à cette solennelle apparition de la locomotive sur le railway, dont elle prenait désormais possession... Après quelques instants d'attente, la foule qui stationnait le long du parcours de la voie, n'a pas tardé à apercevoir le blanc nuage de fumée vomi par la machine, se répandre dans les airs, puis à saluer le coursier de feu remorquant un élégant salon dans lequel se trouvaient les hommes de l'art, qui procédaient à l'opération de la réception des travaux et diverses notabilités invitées à cette inauguration de notre embranchement. Un banquet a réuni ensuite à l'hôtel Bertin à Draguignan les notabilités dont nous venons de parler. Dans quelques jours, nous l'espérons, la voie sera livrée au public et notre ville, ainsi que toute la région qui l'entoure pourra jouir des avantages de ce précieux instrument de progrès que la bienfaisante sollicitude du Gouvernement Impérial a mis à la disposition de nos concitoyens". L'ouverture à la circulation de l'embranchement des Arcs à Draguignan eut lieu le mardi 18 octobre 1864. "Depuis 6 heures du matin jusqu'à 10 heures du soir, écrit "Le Var" du jeudi 20 octobre, le mouvement a été considérable sur la ligne, chaque convoi qui arrivait amenait un grand nombre de voyageurs". Et le même journal ajoutait : "Ce début est d'un heureux augure, tant pour la compagnie du chemin de fer que pour l'industrie et l'agriculture de notre pays, auxquels les plus importants débouchés seront ouverts désormais".

La-gare-bâtiment

Nota : La gare de Les Arcs-Draguignan, sur la commune de Les Arcs-sur-Argens, est ouverte le 1er septembre 1862 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Elle est située sur la ligne Toulon-Nice. Les voies seront électrifiées le 23 septembre 1965. La gare est desservie par les trains TER (Provence-Alpes-Côte d'Azur). Cependant, la gare de Trans n'est plus en service de nos jours et les rails ont été supprimés. Le départ de la préfecture pour Toulon a eu raison de notre gare qui n'avait plus de raison d'être désormais et cela est bien dommage pour les usagers ! Des bus desservent la ligne Draguignan-Trans-Les Arcs.

Trans-La gare

25 juillet 2017

L'immigration italienne à Trans

 

Filature Usine Garnier-1893

 Le personnel de la filature Garnier en 1893. De nombreuses Italiennes y étaient employées. Elles logeaient dans un grand bâtiment au fond de la cour de la filature (aujourd'hui disparu).

Filature Garnier-Vue de l'intérieur

 Intérieur de la filature

La Provence a attiré de longue date les immigrants italiens. Cependant, ce fut entre 1850 et 1960 que l'immigration italienne dans le Var atteignit son apogée. La raison majeure qui poussa ces gens à s'expatrier fut d'ordre économique. Cette immigration alla jusqu'à représenter 15% de la population varoise. A Trans, les Italiens constituaient environ 13% de la population vers 1900. Ils étaient majoritairement d'origine piémontaise et toscane. Lorsqu'on parcourt les registres d'état civil, on trouve citées les localités de Montemale, Orméa, Peveragno, Vignolo, Dronero, Garessio, Boves, Pagliero, Mammola, Schio, Valloriate, Fesoglio, Brossasco, Cuneo, etc... comme étant leurs lieux de naissance. Je ne peux pas les citer tous, mais voici quelques-uns des noms de famille d'Italiens rencontrés au cours de mes recherches dont certains ont toujours des descendants à Trans : Agnese, Ambroggio, Ardoino, Barberis, Barillaro, Beltramo, Bennati, Biale, Borotti, Brondello, Brunengo, Cesana, Chiapello, Dani, Ellena, Faroppa, Ferraris, Ferrero, Garro, Gioffredo, Giraudo, Giusiano, Godano, Lerda, Lequio, Lovera, Mazza, Merlino, Michelis, Minazzo, Ottone, Perugia, Rampini, Sappa, Sciandra, Seno, etc... La plupart des immigrés vivaient dans le village. Les célibataires constituaient un quart de la population italienne. Certains habitaient une chambre chez des parents eux aussi installés à Trans quelques années auparavant et qui étaient venus "en éclaireurs". D'autres mettaient en commun leurs maigres économies pour partager un logement. Les hommes étaient plus nombreux que les femmes à immigrer. Les couples italiens avaient plus d'enfants que les couples français, mais une même famille avait souvent des enfants italiens nés en Italie et des enfants français nés en France, parfois dans plusieurs communes, vu la mobilité des familles. Quel accueil la population locale réserva-t-elle à ces étrangers ? Ce fut d'abord de l'hostilité et de la méfiance envers ces gens qui venaient "manger leur pain". On les qualifiait de "Piantous" (Piémontais), de "Babis" (crapaud) ou encore de "Macaronis". On les accusait d'être cause de chômage ou d'apporter des maladies contagieuses. Au fil des ans, on s'aperçut que ces Italiens étaient des travailleurs acharnés et qu'ils avaient été contraints de quitter leur patrie pour pouvoir nourrir leur famille. "Ce sont des latins comme nous, leurs ancêtres Romains sont venus chez nous il y a bien longtemps, ils sont chrétiens comme nous et ils vont à la même église. Notre langue provençale leur est familière, surtout chez les Piémontais, ils finiront par prendre nos habitudes". Pendant longtemps, les mariages entre Italiens et Transiannes ou Transiannes et Italiens furent mal vus. Mais le bon sens finit par triompher et l'intégration se fit petit à petit en douceur.  

 Ces immigrants exerçaient des professions modestes. Les femmes étaient le plus souvent journalières, employées dans les bouchonneries, les scieries, la fabrique de contreplaqué, beaucoup travaillaient à la filature de soie. Les hommes travaillaient comme ouvriers agricoles, journaliers. D'autres étaient bûcherons (bousquetiers), scieurs, maçons, ou salariés dans d'autres secteurs de l'artisanat. Quelques-uns étaient à leur compte, comme agriculteurs, artisans (cordonniers par exemple) et petits commerçants. A la fin du XIXème siècle, l'ascension sociale italienne était encore très modeste. Mais elle s'accrut au cours du XXème et plus encore après 1950 au temps des Trente Glorieuses *. Elle fut facilitée par la proximité des cultures, par la fréquence des mariages franco-italiens, par la facilité de l'obtention de la nationalité française, par l'intégration à l'école de la République, par le rapprochement de la France et de l'Italie après 1945, alors que de 1880 à 1890 et de 1936 à 1945, les relations des deux pays avaient été très mauvaises.  

  ****************  

* Trente Glorieuses : Les Trente Glorieuses font référence à la période de forte croissance économique qu’a connue entre 1945 et 1973 la grande majorité des pays développés. L'expression a été créée par Jean Fourastié en 1979 en rappel des Trois Glorieuses, journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830 qui avaient fait chuter Charles X.  

   Je vous donne un lien qui parle de l'immigration italienne à La Seyne-sur-mer :  

http://marius.autran.pagesperso-orange.fr/oeuvres/tome3/cite_cosmopolite.html#ancre6  

   ainsi que le lien du blog de Jean-Marie, un ami généalogiste que je vous recommande :  

http://www.geneprovence.com/2006/12/la-provence-t-la-fin-du-xixe-sicle-une.html

Bouquetiers attablés au café du Var

  Bousquetiers Italiens à la terrasse d'un café à Trans.  

Au milieu, Monsieur Lieto (le père de Marcelle), à côté, à gauche, Monsieur Agnese (le père de Jeannot).

 

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17 juillet 2017

Les Latins et les arbres

 

Chênes

Chênes à Trans en Provence (Photo Nadine)

Lorsque les Latins voulaient désigner un ensemble d’arbres ou d’arbustes de même espèce, ils ajoutaient un suffixe – ETUM au nom de l’arbre. Par exemple, OLIVETUM désignait une plantation d’oliviers (OLIVA) et ROBORETUM un bois de chênes (ROBUR, d’où ROUVRE en français, ROURE en provençal). Il faut remarquer d’ailleurs que la langue française emploie encore, pour jouer le même rôle, des termes de même formation, tels que PINEDE ou OLIVETTE.  

Dans la toponymie provençale, ce suffixe, qui a été emprunté au latin se retrouve sous les formes – ET et EDE : le FIGUEIRET caractérise une plantation de figuiers et la ROUREDE est un bois de chênes.  

Voici une liste des noms de lieux de cette catégorie, étant précisé qu’elle n’est pas exhaustive mais qu’elle comporte déjà un assez grand nombre de spécimens.  

Dans cette liste, à côté du nom actuel, figure une forme ancienne lorsqu’elle existe et la traduction est donnée le plus souvent par le dictionnaire le Trésor du Félibrige (Lou Tresor dóu Felibrige) de Frédéric Mistral (1878).  

Aubarède, Albareta : lieu planté de peupliers blancs.  

Avelanède : plantation de noisetiers.  

Bagarède : taillis de jeunes lauriers, bois de lauriers.  

Bletounet, Bletounède, Bletoneda : bois nouvellement planté.  

Bouisset, Bexutum : lieu planté de buis.  

Cadenet, Cadenède, Cadanetum, Cadaneda : lieu couvert de cades.  

Cannet, Cannetum : cannaie, taillis de roseaux.  

Castagnarède : châtaigneraie.  

Corneidère, Cornarieta : bois de cornouillers.  

Fenouillet, Fenouillède : lieu où le fenouil abonde.  

Feouvède : fougeraie, lieu couvert de fougères.  

Figueiret, Figaredum : plantation de figuiers.  

Fraxinetum, Fraxineda : frênaie. Le terme Fraxinetum a plus particulièrement désigné au Moyen Age, le golfe de Saint Tropez, base d’opérations des Sarrasins.

Garoupède : lieu planté de garou ou sainbois (espèce d’arbrisseau).  

Genebreda : lieu planté de genévriers.  

Ginestet, Ginestedum : lieu où le genêt abonde.  

Gourrède : plantation d’osiers.  

Nogarède : noiseraie, lieu planté de noyers.  

Oliverède : plantation d’oliviers.  

Oumède, Olmeta : ormaie, lieu planté d’ormes.  

Oinède, Pineta, Pinetum : pinède.  

Pourraquède : lieu planté d’asphodèles.  

Rourède, Rovoretum : chênaie.  

Sanguinède : lieu couvert de cornouillers sanguins.  

Suveret, Suveretum : bois de chênes lièges.  

Tremoureda : bois de peupliers.  

Vernet, Vernède, Vernetum, Verneta : bois d’aulnes.  

Vorzeda : lieu planté d’osiers noirs.  

   

Il est à noter qu’à côté de la formation en EUTUM, on trouve une formation en – IER, IERE qui joue le même rôle : BOUISSIERE, CADENIERE, FENOUILLERE, GINESTIERE, etc…  

   

Source : "Lou terraire" (Le terroir) Revue culturelle provençale.

 

Oliveraie

 

Oliveraie (Carte postale)

 

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03 juillet 2017

La carraire des Bois Routs

Transhumance

Il existe à Trans en Provence un quartier qui porte le nom de quartier du Bois Rout ou des Bois Routs. Ce quartier comporte une carraire. Je vais d'abord vous donner l'explication de l'étymologie de ce quartier et ensuite quelques renseignements sur les carraires.  

Pourquoi le Bois Rout ? Au sortir des guerres de Religion, la situation financière de Trans était catastrophique. On évaluait le montant total des dettes de la Communauté à 20.000 écus, ce qui représentait à peu près la valeur totale de l'ensemble des propriétés privées du terroir. Pour éteindre ce passif qui s'accroissait sans cesse d'intérêts et de frais de prodédure, l'impôt n'était pas suffisant. Il fallait créer des ressources extraordinaires. Après avoir envisagé plusieurs solutions, on décida d'affermer une partie de la forêt communale en vue de son défrichement. La commune de Trans était propriétaire d'un vaste domaine boisé qui comprenait la forêt de la Darboussière (endroit planté d'arbousiers) ainsi que le quartier rural contigu, que l'on appelle actuellement le Bois Rout. Cette dernière partie de la forêt communale se dénommait alors l'Euzière (endroit planté de chênes) ou encore le Gros Bois. On décida de la louer par lots, avec obligation pour les locataires de défricher et de semer du blé, le tout moyennant une redevance destinée au paiement des créanciers de la commune. L'opération fut réalisée en 1604. Elle eut pour conséquence le défrichement de cette partie du terroir, que l'on ne tarda pas à appeler le Bois Rout, c'est-à-dire, le bois rompu, ce qui voulait dire en provençal de l'époque, le bois défriché.  

   Source : D'après le livre "Trans en Provence" de Guillaume Barles - 1982.     

Les carraires  

   Du provençal carrairo. A désigné d'abord la voie carrossable. Tombé en désuétude dans le sens de chemin-route, il a été conservé en provençal pour désigner les voies de transhumance. Ces voies ont, depuis toujours, été cause de conflits entre les riverains (propriétaires terriens) et les utilisateurs (bergers transhumants). Sans doute, l'antique rivalité entre nomades et sédentaires, mais aussi des torts réciproques : dégâts causés par ces migrations, d'un côté, et empiétement et restriction de la carraire, de l'autre. Les archives des parlements (celui d'Aix en particulier) sont pleines de relations de procès, d'ordonnances, de droits de passage accordés puis refusés, de taxes diverses dont une de "pulvérage" (de poussière) relatifs à ces conflits. Jusqu'à une époque que l'on peut situer au milieu du XIXe siècle, les éleveurs groupaient leurs troupeaux jusqu'à en arriver à des effectifs de 50 à 70.000 têtes divisés en troupeaux (scabots) de 4 à 6.000 têtes se suivant à peu de distance. Le tout, encadré par plus d'une centaine de bergers, formait une force capable de se frayer un passage partout où cela était nécessaire. Car les riverains empiétaient peu à peu sur ces voies lorsqu'elles empruntaient des zones cultivables. Ceci devait aller en s'accentuant, avec l'amélioration des techniques culturales et le développement démographique. Au début du XXe siècle, il ne subsistait des carraires que quelques tronçons dans les garrigues ou les rochers. Le réseau routier prenait alors le relais. Puis, à partir des années 30, commencèrent les déplacements par voie ferrée. Ils furent stoppés durant les années de guerre. D'ailleurs, le rail ne résolvait pas entièrement le problème car les gares terminus étaient parfois encore à plusieurs jours de marche des pâturages. Les transports par camions se sont maintenant généralisés ; ces camions, d'une contenance de 400 à 500 bêtes peuvent faire le trajet entre 4 et 8 heures.  

       Source : benjamin.lisan.free.fr/bergersdefrance  

Arrêté des carraires

Les carraires sont issues de coutumes remontant au XIIe et XIVe siècle instaurées par les Comtes de Provence. Les seigneurs donnèrent le droit de passage pour permettre le passage des troupeaux de moutons partant de la basse Provence (Bouches du Rhône, Var) vers la haute Provence, lors de la transhumance.  

Il y avait, semble-t-il les petites carraires qui servaient à faire circuler les troupeaux dans l’aire de la communauté et les grandes carraires qui servaient à traverser toute la Provence. L’assiette de ces passages n’était pas fixe et dépendait des cultures. Les propriétaires n’étaient pas dépossédés du sol sur lequel elles étaient tracées. Alors que les carraires étaient tombées quelque peu en désuétude, un arrêté du parlement de l’ancienne province de Provence du 21 juillet 1783 imposa leur rétablissement. Il les soumit à un régime spécial qui prévoyait la détermination de leur assiette et de leur largeur ainsi que des dates annuelles avant lesquelles elles devaient être fixées. D’autres arrêtés ont prescrit à nouveau leur rétablissement et les mesures pour constater leur existence, leur maintien ou leur suppression.  

  Nature juridique de la carraire :  

   La carraire est une servitude d’utilité publique au profit d’un usage particulier : la transhumance. Si anciens que soient ces chemins, les propriétaires ont le droit de s’opposer à leur utilisation par des tiers pour un usage autre que le passage des troupeaux. Aujourd’hui, avec l’abandon des transhumances, les carraires auraient dû disparaître. Seule la commune pourrait décider de la reconstitution d'une carraire en fonction des besoins de transhumance. Sur certains plans cadastraux il est fait mention de carraires. Certaines communes en ont même fait des chemins ruraux, propriété de la commune. Les propriétaires à qui on impose ce passage sont en droit de le contester, en démontrant par titres, plans, archives et rapports d’expertise qu’il s’agit d’une carraire.  

   Source : “La Circulation en forêt” - Edition L’Harmattan -  

Carraire