Trans en Provence au fil de la Nartuby

Bienvenue à Trans en Provence

J'ai créé ce blog sur Trans en Provence pour parler de mon village, de son histoire, de ses habitants, de son passé, pour qu'il en soit un petit peu la mémoire. Je ne suis pas historienne, je n'ai pas cette prétention, mais je suis curieuse de tout. Mes recherches généalogiques m'ont conduite à m'intéresser à l'histoire, la grande et la petite. Je vous souhaite une bonne visite sur mon blog.  

Mon autre blog :  Passion Provence 

http://www.passionprovence.or

Mon nouveau blog :

Cimetières de Trans en Provence et généalogies transiannes (canalblog.com)

Ce blog est en construction. J'étudie les familles de Trans par rapport à leurs tombes et je mets un lien qui renvoie à ma base de données de généalogie (quand j'ai étudié les familles en question). Si vous désirez le visiter quant même, il vous suffit de cliquer sur le lien. Merci à vous.

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14 septembre 2021

La première horloge de Trans

 

L'église et la fontaine

Les habitants du lieu de Trans voyant leur chef-lieu de viguerie, Draguignan, doté, depuis longtemps d'une horloge, voulurent, à leur tour, en avoir une. Pour une localité industrielle comme l'était déjà Trans en 1538, ce n'était pas seulement du luxe, c'était une nécessité. Aussi, en sa séance de janvier de cette année là, le conseil nomme deux délégués : un conseiller et un lieutenant de juge, pour "cueilly tout ce que porran trobar per fayre ung relloge" (pour recueillir tout ce qu'ils pourront trouver pour faire une horloge). Qu'est-ce qu'il pouvait bien chercher et recueillir dans le vieux "massaquin" (magasin) de la communauté ? Ce garde-meuble était-il riche en ferrailles ? Et voulait-on les donner en échange de l'horloge tant convoitée ? Les archives n'en disent rien, mais il est à croire que ni le fer, ni l'argent n'abondaient dans les coffres communaux, puisqu'il n'est plus question d'horloge dans les délibérations communales jusqu'en 1543. En cette année, le conseil délibère de nouveau de faire fabriquer "ung reloge" et, comme on la désire toute pareille à celle de Draguignan, dans la même séance, un délégué est nommé à qui l'on vote quatre gros (monnaie de l'époque) pour ses dépenses "per anar mesurar lou reloge de Draguignan" (pour aller mesurer l'horloge de Draguignan). Il paraît que ces Messieurs du conseil étaient pressés d'entendre sonner les heures du haut de la tour de leur église ; car immédiatement après ils décident de prendre la "campana devers Saint-Esprit et la mettre au reloge pour le service de la villo" (Note de Nadine : ils décident de prendre la cloche qui était à Saint-Esprit : la maison de Saint-Esprit était la maison de ville ou maison commune et de la mettre à l'horloge pour le service de la ville), à condition de fondre "ung altre campana" (une autre cloche) de même poids et dimensions. Dans une séance postérieure, le conseil, craignant, sans doute, de ne pas trouver à Draguignan ce qui était nécessaire, envoie un de ses membres à Aix, "per ana compra de matieres per fare la campana, so es jusqu'à la somme de huit quintaulx" (pour aller acheter des matériaux pour faire la cloche et ce jusqu'à la somme de huit quintaux), et vote 140 florins 4 gros pour la facture de "l'oreloge" (l'horloge) et une taille de 100 florins pour payer le "methal" de la cloche. Malgré les 100 florins votés, on n'eut pas assez de matière pour fondre une cloche pareille à celle de Saint-Esprit. Aussi le conseil ordonne que "le methal de la campana sio creyssut... de ce que sera necessari" (le métal de la cloche soit accru... de ce qui sera nécessaire). Cette fois, il ne fut pas besoin de députer jusqu'à Aix pour cet accroissement, ce fut Brignoles qui eut l'honneur de la fournir, et le trésorier dut compter 16 florins "a un merchant" (à un marchand) de cette ville pour solde du "methal" (métal) de la cloche. Enfin, l'horloge fut placée sur la tour de l'église ; on avait acheté une corde pour les poids, du prix de 12 sols. Vous croyez qu'on va confier le soin de la règler, soit à un horloger, soit, au moins, comme on fait aujourd'hui dans la plupart de nos villages, ou il serait trop onéreux d'en appeler un de la ville, ou bien au "fabre" (forgeron) ou au serrurier ? Détrompez-vous ; c'est à "dono Honnorado Piquesse" (Note de Nadine : dame Honnorade Piquesse, nous avons là l'exemple d'un nom de famille féminisé comme je vous l'ai expliqué dans mon article sur l'étude de noms de famille de la Garde-Freinet dans mon autre blog ; Piquesse = Pic), à laquelle on alloue 6 florins par an, "per ses gages dau reloge" (pour ses gages de l'horloge). En 1565, Dono Piquesse est remplacée par un "gouverneur" de l'horloge et le conseil lui vote 12 florins "per lous gages de governa lou reloge" (pour les gages de s'occuper de l'horloge). C'est toujours 12 florins que vote le conseil de la communauté, en 1570, "per governa et condurre lou relloge" (pour gouverner et conduire l'horloge) ; en 1538, pour "le governement du reloge" (pour le gouvernement de l'horloge). Mais tous ces gouverneurs, conducteurs, pas plus que dono Piquesse ne parvenait à la conduire et à la gouverner d'une manière régulière, on pouvait dire à la lettre qu'elle marchait comme "les affayres de la vilho" (les affaires de la ville) qui ruinée par les Impériaux en 1530, saccagée par les assiégeants du château en 1579, était encore menacée par les Piémontais en 1635. Le conseil décida, à cette date, de charger le prieur de la surveillance et de la direction de l'horloge. Marcha-t-elle mieux ? La question reste posée...

Auteur : Marius Sivan - Revue de Cannes et du littoral

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   Explication du mot "viguerie" : Juridiction administrative médiévale apparue à l'époque carolingienne. Cependant, avec le déclin du pouvoir central, la viguerie est devenue au fil du temps la juridiction la plus petite, s'occupant des affaires courantes. Elle est administrée par un viguier. Les vigueries ont disparu en grande majorité en 1749 suite à un édit supprimant les petites juridictions, à l'exception de la Provence où elles ont survécu jusqu'à la Révolution.

Le clocher

Le clocher et son campanile (Photo Nadine)  

     

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28 août 2021

Surnoms et sobriquets

 

Café du Var

 A Trans comme de partout, dans tous les villages, il était courant de désigner une même famille par un surnom, un sobriquet qui lui était propre et qui pouvait éventuellement se transmettre de génération en génération pour la distinguer d'une famille homonyme. Mais il était aussi courant de donner un surnom particulier à une seule et même personne, généralement à son insu. On le lui attribuait en fonction de son physique, de son caractère, de son origine, d'une action qui lui était propre, etc... Pour vous donner une idée de ces surnoms, j'ai interrogé quelques Transians qui se souviennent, chacun à leur époque, puisqu'ils n'ont pas le même âge, qu'il y avait telle ou telle personne qu'on appelait de telle ou telle façon. Je n'ai choisi aucun ordre particulier pour les citer.  

- Parmi les nombreux Orgias, "Mamanca" (Il m'a manqué), "Senso artèou" (Sans orteil), "La Peire" (La poire), Le Mescle.

- Edouard Brunengo dit "Tabagras".  

- Boyer dit "Buisson".  

- Le mari de Jeannette Castellan était surnommé "Traou" parce qu'il était fossoyeur.  

- La mère de Gaston Sciandra était appelée " Lucie des petits yeux".  

- La mère de Nénette Martin, "Manche d'ombrelle".  

- Monsieur Giraud dit "Mange merde" parce qu'il en avait mangé pour une pièce de 5 francs quand il était jeune (un pari entre copains sans doute).  

- Madame Pellerud était dite "Tortelle".  

- Françoise Roux dite "Chiquinotte".  

- Marie Ferrero était "Marie la Nègre".  

- Ferdinand Lions dit "La Visquette".  

- Laugier dit "L'agasson".  

- Lerda "La Piatte" (village du Piémont dont il était originaire).  

- Maurice Brunengo "La Mûle".  

- Louis Brunengo dit "Le Préfet" parce qu'il travaillait à la préfecture.  

- Pierrot Mireur était "Pilu".  

- Monsieur Guiol dit "Gioù cagagne".  

- Elisa Andrac dite "La machotte" (La chouette).  

- La Matelotte.  

- Anna Brunengo dite Ninchotte.  

- Jean Ferrero dit "Jean lou bletoun".  

- Louise Calès était dite "Saccoche".  

- Lucien Chiapello dit "Tercile" était surnommé "Tournus".  

- Jauffret le goï (Le boîteux).  

- Il y avait aussi Campana surnommé "Quarante et passe poules" parce que c'était une expression qu'il employait.  

- La "Bonasse".  

- Garcin dit "Chichi panpan".  

- Joséphine Laugier épouse Dégenève dite "Fifi piqûre" parce c'était la seule "infirmière" du village et qu'elle a dû piquer toutes les fesses de Trans y compris les miennes... etc.  

Il y en a d'autres, je ne les connais pas tous et mes contributeurs non plus. Si d'autres surnoms vous reviennent en mémoire en lisant cet article, vous pouvez toujours me les communiquer. Ils seront les bienvenus.

Trans-La citerne publique à côté de l'église

 

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10 juin 2021

Les moulins à huile

J'avais déjà fait passer ce diaporama le 15 décembre 2018. Je le remets aujourd'hui avec celui qui se trouve dessous dans lequel Marie-France Guigonis raconte les moulins à huile de Trans.

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1ère vidéo : L'association transianne de langue provençale : "L'escolo dei Moulin" (L'école des moulins) présente un diaporama sur les moulins à huile de Trans ainsi que sur différents métiers d'antan. La cabiscolo (présidente) en est Marie-France Guigonis. A noter qu'il n'y a pas de son.

2ème vidéo : Dans le cadre de l'ouverture au public du nouveau circuit de La boucle du Calant et de la passerelle himalayenne, certaines personnes ont été sollicitées pour raconter : les moulins à huile de Trans, l'usine hydroélectrique, la géologie des gorges de la Nartuby.

Je mets les liens pour que vous puissiez lire ou relire trois de mes articles : 

Les oliviers et les moulins à huile sur le terroir de Trans ;

Les meuniers de l'huile ;

Les meuniers de grignon.

 Les oliviers et les moulins à huile sur le terroir de Trans - Trans en Provence au fil de la Nartuby

L'ancien moulin à huile communal de Trans transformé aujourd'hui en médiathèque fut le dernier en activité. A souligner que la marre, les meules, les rouages crantés du moulin ont été conservés, des scourtins on été posés sur les murs.
Les meuniers de l'huile - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Au cours du XIXè siècle, il y a eu à Trans entre 20 et 25 moulins à huile. Un des derniers construits fut celui de la famille Audibert (dont la descendante habite toujours Trans) qui est devenu de nos jours le restaurant le Moulin de la Gardiole.

Les meuniers de grignons - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Grignons d'olives Si l'on se réfère à la définition donnée dans le dictionnaire, un meunier est une personne qui exploite un moulin à grains, et, pour le commun des mortels, ces grains sont des grains de blé. Or, il existait à Trans, deux moulins appartenant à Monsieur Saurin (ancien maire du village) qui utilisaient des grignons (noyaux d'olives) pour fabriquer de la farine.

Panneau 8

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27 mai 2021

La géologie des gorges de la Nartuby

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 Trans en Provence se situe dans une région calcaire qui date du Trias moyen il y a plus de 230 millions d'années. Au cours de la période appelée Cénozoïque à l'ère tertiaire, le continent africain qui continue à remonter vers le Nord va bouleverser toute la région (phénomène de dérive des continents). La Méditerranée va disparaître car elle n'aura plus de connexion océanique étant donné que le détroit de Gibraltar s'est refermé. Cela va engendrer le fait que les cours d'eau de la région vont creuser leur lit et ainsi créer des gorges. Il y a 400 000 ans, la période interglaciaire Mindel-Riss va permettre le dépôt de beaucoup de tufs. On en a un très bel exemple à l'intérieur du restaurant La Grotte qui est creusée dans ces tufs à travertins avec énormément de formations géologiques. La région de Trans est extrêmement riche au point de vue géologique avec seulement sur ce site un tout petit résumé de ce que l'on peut dire sur cette zone là.

Nota de Nadine : Je rappelle que ce restaurant a été créé par Claudius Lambert dans les années 50 dans ce qui était un ancien moulin à huile (grotte de Sainte-Catherine, patronne des mouliniers) sous le nom de l'Auberge du Vieux Moulin.

Source : Stephen Giner, géomorphologue, archéologue, topographe au Service du Patrimoine et de l'Archéologie, Département du Var, Marseille et périphérie.

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Toutes les photos sont de Stephen Giner et postées sur sa page Facebook.

Nota de Nadine : Je précise que les tufs des gorges ont été rabotés, explosés, pulvérisés par tout ce qui est passé dans la Nartuby lors de l'inondation du 15 juin 2010 : véhicules en tous genres, arbres entiers, troncs d'arbres, tonneaux, etc... Il y avait de belles concrétions calcaires qui hélas ont disparu à jamais et ont changé le paysage géologique des gorges. 

Claudius le Magnifique et l'Auberge du Vieux Moulin - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Cela commence comme un conte de Noël : il était une fois à Trans, une grotte millénaire dédiée à sainte-Catherine, la patronne des mouliniers, dans laquelle jadis on pressait les olives. Hélas, les moulins de Trans mouraient à petit feu car le progrès avançait à grands pas et ces moulins qui avaient fait la prospérité et la renommée du village finissaient leur vie envahis par les ronces.

http://www.transenprovence.info

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26 mai 2021

La Boucle panoramique du Calant et la passerelle himalayenne

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La Nartuby, rivière torrentielle et spectaculaire passe au coeur de notre village. Elle a façonné depuis des temps immémoriaux des gorges d'une profondeur impressionnante. Seule une passerelle de type himalayenne pouvait permettre de traverser les gorges et d'admirer ainsi le panorama.

C'est à présent chose faite avec un circuit appelé la "Boucle panoramique du Calant" (du nom du petit chemin du Calant qui longe et surplombe la rivière) qui permet de passer d'une rive à l'autre et de découvrir le village. Passer d'une rive à l'autre, c'est ce que les transians ont fait au fil du temps en construisant quatre ponts qui enjambent la Nartuby. Magnifiques ouvrages de pierre aux arches massives. Tout d'abord le Pont Vieux ou ou Pont de Saint-Roch ou encore Pont du Milieu à l'entrée des cascades, puis le Pont neuf ou Grand pont qui sera achevé en 1779. Le Pont Bertrand (du nom des constructeurs, les frères Bertrand), tout près de l'hôtel de ville, est réalisé en l'an X de la République. Emporté par une grande inondation peu après sa construction, il est reconstruit à grands frais en l'an XI. En 1892, le pont de La Motte se dresse fièrement au-dessus de la rivière.

La Nartuby vue de la passerelle

La "Boucle panoramique du Calant" donc, offre une balade piétonne de 1.5 km qui part du centre du village pour rejoindre les bords de la Nartuby et découvrir la passerelle suspendue au-dessus des gorges qui est le point d'orgue du circuit. Circuit qui se termine par un retour au centre du village par le pont de La Motte. C'est en février 2020 que les travaux de construction ont débuté. C'est une entreprise spécialisée dans les grands travaux de construction en montagne (installation de remontées mécaniques, etc...) basée à Saint-Crépin dans les Hautes-Alpes qui a été sollicitée pour construire la passerelle. 

Caractéristiques de la passerelle

- 70 m de longueur et 30 m de hauteur ;

- 50 m3 de béton ont été nécessaires pour sa réalisation, soit 125 tonnes ;

- 2 portiques de 5 m de haut et de 150 tonnes chacun ;

- 8 haubans réliés à des ancrages, barres d'acier scellées dans le sol jusqu'à 10 m de profondeur ;

- 16 tonnes de tension sur les câbles porteurs ;

- 20 tonnes de tension dans les câbles des haubans.

D'autre part, compte tenu de la difficulté à accéder au site, les massifs béton en rive droite ont été acheminés par hélicoptère.

Le circuit par lui-même est jalonné de bornes directionnelles et de panneaux d'informations connectés et enrichis de vidéos que l'on peut découvrir grâce aux NFC* ou aux QR Codes. Ces panneaux sont au nombre de 9. Les informations qu'ils contiennent ont été puisées dans les articles contenus dans mon blog, après que j'ai eu donné mon accord. Mon nom, l'adresse de mon blog, les noms de Messieurs Barles Jean et Guillaume, père et fils, que j'ai voulu voir inscrits également sur ces panneaux car j'utilise leurs travaux de recherches historiques sur le village, ainsi que le nom de Marie-France Guigonis, présidente de l'association l'Escolo dei Moulin sont sur la totalité des panneaux sur le côté droit en vertical. Mais ces indications sont tellement écrites en petits caractères qu'il faut une loupe pour les voir ! Je tenais à vous donner cette information et à rendre à César ce qui est à lui.

Les panneaux racontent l'histoire du village à travers des thèmes tels que l'Eglise, les chapelles, l'Hôtel de ville Louis XV dont la façade est classée, la filature de soie, les fontaines, l'usine électrique (toujours en activité de nos jours), les anciennes industries, les moulins à huile, Saint-Roch, la Nartuby, la ripisylve (forêt riveraine composée de formations boisées, buissonnantes et herbacées qui sont sur les rives du cours d'eau), la géologie des gorges (un géologue est venu raconter la formation de celles-ci), etc...

La passerelle est à présent ouverte au public depuis quelques jours seulement. 

Passerelle 12

Je mets des photos que j'ai réalisées avant l'ouverture de la passerelle et qui vous inciteront sans doute à l'emprunter. J'ai également trouvé sur le net une vidéo dont je vous fais profiter.

*NFC : Near Field Communication. Technologie d'échange de données dont les smartphones récents sont équipés.

Sources : Magazine l'Echo de Trans n°64 Avril 2021, les textes des panneaux et mon inspiration.

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Deux des panneaux explicatifs du circuit. Cliquez sur les photos pour les agrandir.

 Je vous signale que j'ai mis en place un album-photos dans la colonne de gauche qui comporte mes photos et les panneaux installés sur le parcours. Cet album s'intitule : Boucle du Calant.

Boucle du Calant

Boucle du Calant : Toutes les photos Boucle du Calant - Trans en Provence au fil de la Nartuby : Le circuit de la Boucle du Calant et la passerelle...

http://www.transenprovence.info

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25 janvier 2021

C'était mon école

Je repasse un article que j'avais déjà fait paraître dans mon ancien blog. Depuis, le bâtiment du fond de la première cour a été modifié et transformé en crèche. En effet, il abrite désormais la crèche "Les renardeaux". Mais je n'ai pas fait de photos pour vous le montrer.

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Dès le début de la création de l'école publique (loi Jules Ferry), il y a eu deux écoles à Trans : l'école de garçons située route de Draguignan (de nos jours, avenue Marguerite de Provence) dont le bâtiment subsiste toujours mais a été réhabilité et l'école de filles, située derrière l'église, après le porche de la maison bourgeoise qui appartenait à la famille Thomé de la Plane au XVIIIe siècle (les bâtiments sont toujours là et servent aux nombreuses associations transianes). Je précise qu'une nouvelle école a été ouverte en 1975 car les autres étaient devenues insuffisantes pour accueillir tous les enfants du fait de l'accroissement de la population.

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L'école de garçons

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Une classe de l'école de garçons.

La photo doit dater de 1910-1912 environ et a été prise sous le préau.

Mon grand-père Louis Rambaud y est présent. Il était né en 1903.
Remarquez les blouses, l'air sévère de l'instituteur le plus âgé avec son col droit. La petite fille qui pose fièrement au milieu des garçons (elle devait être la fille de l'un des deux instituteurs je suppose). L'habillement est plus uniforme que sur la photo de dessous qui concerne l'école de filles pour la même période.

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Une classe de l'école de filles.

La photo doit dater de 1915-1916 environ. Elle est prise dans la cour de l'école. Mes deux grands-tantes : Julienne Rambaud et Irène Vincent y sont présentes. Elles étaient nées respectivement en 1905 et 1908. Il y a aussi Emilie Bremond, Marie Biale, Jeannette Audibert, les soeurs Azaïs, etc...

Remarquez les différences dans l'habillement. Certaines sont en blouses simples, d'autres laissent apparaître leurs beaux cols de dentelles. Il y en a qui ont des rubans dans les cheveux. Remarquez aussi les chaussures. La maîtresse se trouve à l'extrême droite.

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La grande classe de l'école de filles de 1946.

Là, nous avons avancé dans le temps. Nous sommes en 1946.

Qui sont donc ces jeunes filles ?
De gauche à droite : Colette Duhâa, Solange Perugia, Marie-Thérèse Rambaud dite Mimi (ma maman), Honorine Vanzella, Marie-Louise Chiabrando, Simone Michelis, Roseline Barillaro, Huguette Sappa, Madeleine Dutto, Andrée Blanc, Marguerite Godano, Louisette Giraudo, Paule Blanc, Arlette Castellino, Alberte Pourchier, Josette Chiaramella, Jacqueline Gourrin, Jacqueline Lambert.
On peut voir là aussi la différence de condition sociale dans l'habillement. Remarquez que Paule Blanc et Jackie Lambert portent un pantalon, chose exceptionnelle pour l'époque !

Ma maman m'avait expliqué qu'à l'époque de la photo, il y avait deux classes :
la petite classe et la grande classe.
La petite allait de l'âge de 5 ans jusqu'à 10 ou 11 ans (selon le niveau) et ensuite c'était la grande classe jusqu'à 14 ans âge où les élèves passaient le certificat d'études. L'école était obligatoire jusqu'à 14 ans. Ensuite, pour continuer il fallait aller à Draguignan à 5km de Trans en Provence, au Collège de Jeunes Filles (devenu par la suite le Lycée Jean Moulin) pour les filles et au Collège Général Ferrié pour les garçons.

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Voici quelques photos de mon ancienne école. Comme je vous l'ai dit au début, les bâtiments servent aujourd'hui à différentes associations de Trans.
Si vous voulez bien pousser le petit portail...
Rien n'a changé ou presque : dans la première cour, les platanes ont été remplacés par des pins, un grand portail a été installé à gauche à la place du bac à sable (pour permettre aux véhicules de rentrer dans la cour), le bâtiment qui abritaient les cabinets a été rasé, le goudron a remplacé la terre...

Au rez-de-chaussée, il y avait, dans un temps qui n'était pas le mien, ce que l'on appelait l'asile (la garderie). Pour moi c'était la maternelle, le cp et le cours élémentaire à droite. A l'étage, les appartements des maîtresses.

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Nous voici dans la deuxième cour, celle des grandes classes. Ici, pas trop de transformations : la porte du fond à gauche qui permettait d'entrer dans le couloir et d'aller à la classe de Madame Andrau a été bouchée.

Le préau est toujours à sa place. Il mesure 10 mètres de long, la maîtresse nous le faisait mesurer avec la chaîne d'arpenteur. Une porte au fond de la classe permettait de nous faire sortir directement par là pour les récréations.

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La petite construction de droite à l'extrémité du préau n'existait pas mais le majestueux tilleul du fond de la cour est toujours là. Hélas, ses racines imposantes ont été recouvertes par cet horrible catafalque de béton qui sert de scène.

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Au-devant, il y avait une belle table ronde en pierre sur laquelle on s'amusait à sauter depuis les racines. Ces racines nous permettaient de nous asseoir à différentes hauteurs car elles formaient des creux naturels. Vous pouvez en avoir une idée avec ces deux photos qui datent, la première de 1942 et sur laquelle sont regroupées la petite et la grande classe et la seconde de 1947.

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Voilà, j'ai essayé d'évoquer pour vous quelques souvenirs dans cet article. Pour moi c'était le bon temps quand j'allais à l'école à Trans... Je ne veux pas terminer sans citer mes quatre institutrices : Mesdames Avella, Renucci, Pelissier et Andrau (la directrice).
Merci à elles de m'avoir appris à lire (avec le livre Rémi et Colette) à écrire (avec le porte-plume) et à compter (avec les bûchettes).

Remi-et-Colette

 

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