Trans en Provence au fil de la Nartuby

Bèn vengudo à Tran

Souvenir de Trans

J'ai créé ce blog sur Trans en Provence parce que j'en suis originaire. J'ai voulu parler de mon village, de son histoire, de ses habitants, de son passé, pour que ce blog en soit un peu la mémoire. Je ne suis pas historienne, je n'ai nullement cette prétention, mais comme je suis curieuse de tout, j'aime bien savoir, alors je farfouille. Mes recherches généalogiques m'ont conduites à m'intéresser à l'histoire, la grande et la petite, celle des anonymes qui pourtant ont tous laissé une trace dans les archives. Je vous souhaite une bonne visite et vous laisse découvrir Trans en Provence.

Mes autres blogs :

Passion Provence

http://www.passionprovence.org/

La Gazette de Nadine 

http://www.gazettedenadine.com/

Mon nouveau blog : 

Cimetières de Trans en généalogies transianes

http://www.cimetierestrans.org/

 

 

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23 avril 2022

Mon blog "Cimetières de Trans en Provence et généalogies transianes"

Bonjour à toutes et tous,

je vous annonce que j'ai ouvert un blog depuis plus d'un an et que je l'ai alimenté au-fur-et-à-mesure de l'avancée de mes travaux. Il est déjà visité par bon nombre d'entre vous mais je ne l'avais pas annoncé officiellement. C'est chose faite.

De quoi s'agit-il ? 

De mon blog sur l'étude des tombes du vieux cimetière de Trans en Provence.
Cimetières de Trans en Provence et généalogies transianes.
Cimetières de Trans en Provence et généalogies transianes

Pourquoi ce blog ? Il y a deux raisons à sa création. Vous le savez ou bien vous l'apprenez, j'ai déjà un blog qui parle de mon village : Trans en Provence (lien plus bas). Mais celui sur lequel vous êtes est particulier, car il est entièrement consacré aux cimetières de la commune.

http://www.cimetierestrans.org
Mon dernier article de ce blog : la synthèse
"Voilà, j'ai voulu terminer l'étude des tombes du vieux cimetière par les tombeaux qui se trouvent dans la chapelle. J'ai analysé 306 tombes y compris celles disparues lors de l'inondation du 15 juin 2010, 306 articles donc qui renvoient à autant de généalogies, plus 6 articles consacrés à l'histoire du vieux cimetière, à la généalogie, à l'inondation du vieux cimetière en 2010, etc... En tout 312 articles. J'ai également établi la généalogie des soldats morts pour la France et qui se trouvent sur le monument aux morts. J'ai aussi fait celle des victimes transianes de l'inondation de 1827 et pas que ça... Ma base de données généalogiques contient à ce jour plus de 39 000 personnes."
Toutes les familles de Trans enterrées au vieux cimetière ont été étudiées. Cela m'a pris plus d'un an à monter ce blog. Les généalogies ont été composées au fil du temps au cours de mes recherches généalogiques. Cela fait 35 ans que je recherche, étudie, farfouille et classe. Si cela vous intéresse, allez voir le blog et ma base de données de généalogie. Vous y trouverez peut-être votre famille.
Bonne lecture et bonnes trouvailles.

Monument-aux-morts-cimetière

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31 mars 2022

Une curiosité : le puits aérien ?

 

Puits-aérien1

 Le puits aérien (carte postale - collection personnelle de Nadine)

Knapen

Avez-vous déjà entendu parler du puits aérien de Trans en Provence ? Le constructeur de cet ouvrage, un ingénieur belge, Monsieur Achille Knapen est venu à Trans vers la fin de sa vie professionnelle. Né à Mons en Belgique le 29 septembre 1860, il s'est éteint à Trans le 26 juillet 1941. Il est enterré dans le cimetière de la commune (au vieux cimetière, la tombe est contre le mur de la chapelle). Lauréat de la Société des Ingénieurs civils de France, Chevalier de la légion d'Honneur, Achille Knapen est connu dans notre village pour avoir bâti une construction unique en Europe : le puits aérien. Il a fallu un an et demi pour construire ce puits dont la vocation était la récupération de l'humidité atmosphérique pour fournir de l'eau potable aux contrées dépourvues de sources naturelles. C'est lors d'un "Congrès de l'eau" tenu à Alger, en janvier 1928, qu'Achille Knapen, avait fait mention pour la première fois de son projet. Ce congrès avait fait ressortir l'importance du problème de l'eau en signalant les pertes immenses que la pénurie occasionnait périodiquement pendant les années sèches aux cheptels et aux populations. A l'issue de ce congrès, les membres avaient donné leur feu vert à l'idée de Monsieur Knapen. Un site algérien sur les hauts plateaux près de Chelala avait même été envisagé pour mettre cette idée à exécution. La configuration des lieux avait été jugée intéressante par rapport à la topographie. L'idée fit quelques temps son chemin mais il semble que des considérations autres que techniques ont entravé ce projet et n'ont pas permis de le mener à son terme. Monsieur Kanpen qui était d'un caractère obstiné, ne se laissa pas abattre pour autant.

Puits-aérien2

Carte postale des années 60 - collection personnelle de Nadine

Il lui fallait absolument trouver un lieu pouvant se rapprocher climatiquement des pays chauds et il le trouva à Trans. Les travaux de mise en état furent terminés fin mai 1930. Le 14 juillet, la construction de la masse centrale, en béton de grenailles, de porphyre et de mortier de ciment était achevée, contenant le puits d'un mètre de diamètre ménagé au niveau du sol jusqu'à 9 mètres de hauteur. Le 14 juillet 1931, la calotte massive de 4 mètres d'épaisseur recouvrant les voûtes et les entrées d'air supérieures, était achevée à son tour. 

Puits aérien 1

Puits aérien 2

Puits aérien 3

Puits aérien 4

Puits aérien-intérieur

 Les ardoises les plus hautes sont encore en place, les autres ont été cassées par des vandales (Photos Monumentum site internet)

Cliquez pour regarder la vidéo directement sur You Tube


Quelques jours après, on fichait 3000 ardoises obliques et de champ sur les parois de la masse centrale revêtue d'un enduit au mortier maigre de 30 millimètres d'épaisseur.

    Dans le haut, un tuyau métallique traverse l'enveloppe de béton pour déboucher à l'extérieur et la dépasser de 50 centimètres afin de demeurer par son orifice supérieur, en contact permanent avec l'air libre.
    Les travaux de construction du puits aérien ont bénéficié de la présence à Trans de nombreux immigrés italiens qui, pour une bonne partie d'entre eux, ont quitté leur pays entre 1922 et 1923. Ces italiens avaient une réputation de bâtisseurs. Ils étaient pour la plupart des salariés des établissements Fournial. Dans la liste de ces participants à cette construction on trouve les noms de Chiambrino père et fils, Minazzo, Garro, Ferrero, Gerbino, etc...
    Précision : le dôme extérieur est constitué de pierres calcaires assemblées par du ciment gris. Ces pierres sont abondantes sur le terroir de Trans notamment au quartier de "Terre blanche". C'est là que des carrières situées à environ deux kilomètres du puits ont été ouvertes. Le transport était assuré par la famille Gerbino qui disposait de plusieurs chevaux de trait ainsi que du matériel de transport, les fameux "tombereaux", qui sont des sortes de charrettes basculantes destinées à transporter des matériaux en vrac et dont les côtés sont pleins et en forme d'auge. La capacité de ceux-ci, 2 mètres cube, était importante pour l'époque. Il était nécessaire d'atteler deux forts chevaux ensemble car les chemins étaient sinueux et en plus mauvais état qu'aujourd'hui. De plus, le poids des attelages formait en permanence des ornières, ce qui était encore plus difficile... Une fois transportées sur place, les roches étaient entassées non loin de là. L'un des équipiers de ces "muratori" (maçons en italien) surnommé "Baffi" (moustaches) passait ses journées à façonner les belles pierres, celles qui resteraient apparentes. Elles étaient ensuite amenées sur place parmi les éclats de la taille et servaient de remplissage de l'épaisseur des murs qui atteignait deux mètres cinquante.
 

Puits-aérien-et-villa-Knappen

 Le puits aérien et la villa Knapen

Hélas, le puits aérien de Trans ne tint pas ses promesses. En cherchant un climat approchant de l'Afrique, Monsieur Knapen avait songé à des températures variant la nuit de 4° en dessous de zéro à 11°. Il était loin du compte à Trans où pendant les mois d'été, les différences ne sont que de quelques dégrés. Il ne récolta donc que la valeur d'un seau dans les meilleures nuits. Le projet extrêmement valable pour la terre africaine ne connut aucune suite et c'est dommage car aujourd'hui la sècheresse y pose d'angoissants problèmes.

Puits-aérien-coupe

     Coupe schématique du puits aérien (document brochure du Syndicat d'Initiative de Trans en Provence).

    (1) le haut de la cloche avec le tuyau métallique qui prend l'air à l'extérieur
    (2) Cinq rangées d'ouvertures supérieures
    (3) Deux rangées d'ouvertures inférieures
    (4) Assise de l'ouvrage et citerne de stockage de l'eau

Sources : D'après le panneau explicatif de l'Office de tourisme situé près du puits aérien et le livre de Max Lambert (un transian) - Le puits aérien de Trans en Provence aux Editions Campanile 2002.

Je vous signale que j'ai mis en place un album-photos sur le puits aérien sur la colonne du blog.

Puits aérien-Vue aérienne

Si vous passez par Trans, n'oubliez pas d'aller voir le puits aérien. Pour en savoir plus, je vous conseille ce lien 

http://www.histoire-eau-hyeres.fr/612-puits_aerien.html

 

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27 janvier 2022

Deux photographies stéréoscopiques de Trans

Je vous propose de regarder deux photographies stéréoscopiques trouvées sur le net et qui ont été prises à Trans certainement dans la deuxième partie du XIXème siècle ou au tout début du XXème. La première représente le Pont Vieux ainsi que des bâtiments industriels en fond (disparus de nos jours) et la seconde, l'hôtel de ville, la fontaine et le côté droit de la rue où l'on y voit la maison avec les trois marches, qui existe toujours, et des commerces. 

Photo stéréo Le pont vieux

Photo stéréo Vue sur la place de l'Hôtel de ville

Qu'est-ce que la stéréoscopie ? 

Un appareil stéréoscopique ou appareil stéréo est un appareil photographique rassemblant deux chambres photographiques ou deux capteurs et donc deux objectifs placés côte à côte de manière solidaire dans un même boîtier, destiné à produire commodément et dans un même instant un  couple stéréoscopique, c'est-à-dire deux photographies jumelles (mais non semblables) en vue de la restitution du relief ou, si l’on préfère, de ce que l'on appelle de nos jours la 3D. La sensation de relief dans la vision provient de ce que les deux yeux ne voient pas le même objet sous le même angle. La stéréoscopie comprend donc toutes les méthodes qui permettent d'obtenir une impression de relief, que ce soit en observant un objet à travers un instrument d'optique ou que ce soit en restituant une seule image en relief à partir de deux photographies. 

Stéréoscope

Le premier stéréoscope fut imaginé, en 1832, par Charles Wheatstone et réalisé, en 1843, par David Brewster, qui a fait connaître son invention en 1850. A l'origine, il fut conçu pour regarder simultanément deux dessins, l'un avec l'oeil droit, l'autre avec l'oeil gauche. Il ne sortit du domaine de la curiosité scientifique qu'avec l'invention et le développement de la photographie. Ce stéréoscope était composé de deux prismes à angles assez petits et dont les faces étaient légèrement convexes, de sorte que ces verres se comportaient à la fois comme des prismes et comme des lentilles. Deux photographies d'un même objet, prises de deux points de vue légèrement différents, étaient placées devant les prismes, et les centres des deux photos étaient distants de quelques centimètres.

Sources : Wikipédia et le blog de Delcampe.net

Stéréoscope

 

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11 janvier 2022

Nostalgie des papiers d'antan (2)

Je reprends aujourd'hui la suite d'un article que j'avais publié le 10 août 2015 (voir le lien dessous) et qui s'intitulait : Nostalgie des papiers d'antan. Il s'agissait de documents trouvés sur le net et qui concernaient Trans, bien sûr. Vous aviez à l'époque fort apprécié cet article car il avait reçu de nombreuses visites. J'ai découvert récemment d'autres documents et je vous en fais profiter. J'espère qu'ils vous intéresseront autant que les premiers.

Nostalgie des papiers d'antan (1) - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Je partage avec vous quelques enveloppes trouvées sur internet ainsi qu'une facture à en-tête. La première vient des établissements Corneille et Fabre à Trans, elle est datée du 21 février 1862. Messieurs Corneille et Fabre étaient les propriétaires de la filature de soie. Elle est adressée à des négociants à Lyon.

http://www.transenprovence.info

Jules Maurin-Huile d'olive

Il s'agit d'une carte postale :

En haut, République française

Carte postale

(Ce côté est exclusivement réservé à l'adresse)

A droite : cadre pour un timbre à 10 centimes

Jules MAURIN

Huiles d'olives

à Trans (Var)

Qui était Jules Maurin ?

Plaque famille J

Jules Roger Maurin était né le 28 juillet 1858 à Trans et mort le 8 août 1923 à Trans en Provence. Il était négociant et avait reçu plusieurs médailles au cours d'expositions pour la qualité de ses huiles d'olives. Il était Chevalier du Mérite agricole. Il avait épousé le 22 février 1886 à Trans, Laurence Philomène Françoise Douguet qui était née le 21 décembre 1865 à Trans et décédée le 26 octobre 1942 à Trans en Provence.

 Dans mon nouveau blog, dans lequel j'ai étudié toutes les tombes du vieux cimetière pour l'instant, je compte faire le nouveau cimetière, mais c'est un travail très long et fastidieux... 

Voilà mon étude du tombeau de la famille Maurin-Douguet-Soldevila

71 - Tombeau des familles Maurin-Douguet-Soldevila - Cimetières de Trans en Provence et généalogies transianes

Ce tombeau est encore entouré de ses grilles et de ses chaînes Familles J.Maurin L. Douguet A mon époux regretté Maurin Jules Né le 28 juillet 1858 Mort le 8 août 1923 Vers toi toujours toutes mes pensées A notre père bien aimé Raymond Soldevila Que représentent les lettres M.D ?

http://cimetierestrans.canalblog.com

Jules Maurin-Huiles d'olives du Var

Papier en-tête avec sur la gauche une vue du village 

Huiles d'olives du Var

Plusieurs Médailles aux diverses Expositions et Croix de Mérite

Jules Maurin

Chevalier du Mérite agricole

Entrepôt & Consignation d'Huiles de Propriétaires Récoltants

A Trans (Var)

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Lessive Le Conte

LESSIVE PERFECTA

"A la Bonne Niçoise"

 P. Le Conte

Fabricant

Trans (Var)

Voici une publicité pour la lessive Perfecta qui était fabriquée à Trans par Paul Le Conte. Qui était-il ? 

 Paul Le Conte était né le 27 février 1868 à Narbonne dans l'Aude et il est décédé le 11 septembre 1916 à Trans. Sa femme, Henriette Rose Augustine Zénobie Raynaud était née le 24 novembre 1869 à Trans et elle est décédé le 3 février 1960 à Trans en Provence. Dans les actes, Paul Le Conte est qualifié de négociant ou d'industriel (savon, lessive).

312 - Tombeau de la famille Le Conte-Raynaud - Cimetières de Trans en Provence et généalogies transianes

Ce tombeau porte le numéro 312 dans la liste des concessions du vieux cimetière. Il est aux noms de Leconte-Raynaud. Priez pour eux Famille Paul Le Conte Henriette Le Conte Née Raynaud Alberte Peytral née Le Conte Henriette Le Conte née Raynaud Albertine Peytral née Le Conte Alberte Marie Thérèse Le Conte était née le 21 mai 1904 à Trans et elle est décédée le 9 avril 1997 à Draguignan.

http://cimetierestrans.canalblog.com

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Manufacture de bouchons-Gay François 

Manufacture de bouchons en tous genres

GAY François

A Trans (Var)

Qui était François Gay ? Dans les actes, il est successivement qualifié de bûcheron, fabricant de bouchons, propriétaire. Il était né le 7 octobre 1837 au Muy et il est décédé le 25 mai 1914 à Trans. Il s'était marié le 18 août 1958 à Trans avec Antoinette Thérèse Blanc qui était née le 29 avril 1840 à Trans. Il était le fils de Jean Pierre Gay, bûcheron, né le 6 décembre 1789 à Saint-Paul-les-Fayence (Saint-Paul-en-Forêt) et d'Appolonie Belmondis, cultivatrice.

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Quincaillerie Antoine Giraudo

 Il s'agit d'une lettre à en-tête au nom de la Quincaillerie provençale 

Outillages en tous genres 

Giraudo Antoine

Trans (Var)

Elle est datée du 19 septembre 1919

La famille Giraudo était composée de quatre frères : Antoine (Antonio) , Barthélémy (Bartolomeo), Jean (Giovanni) et Daumas (Dalmasso) qui étaient nés à Vignolo dans la province de Coni dans le Piémont. Ils étaient les fils de Lorenzo (Laurent) et de Maria Serole. Il étaient tous, de père en fils marchands forains. Les trois premiers frères avaient épousé trois soeurs qui avaient pour nom Bodino :  Maria Lucia, Maria, Carolina. Dalmasso, le quatrième frère avait épousé Margherita Tomatis.

Ce sont eux qui ont fait souche à Trans et sont à l'origine de la grande famille Giraudo qui existe aujourd'hui.

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 Voilà quelques nouveaux "papiers d'antan". J'espère qu'ils vous ont plu. J'attends vos commentaires.

 

30 décembre 2021

Au fil de l'eau... la Nartuby en 1805

La Nartuby

 La Nartuby à Trans en Provence (Photo internet)

 La Nartuby est une rivière qui coule dans le département du Var. Elle prend sa source à Montferrat, au nord du département, et se jette dans l'Argens au niveau de la commune du Muy. Elle est longue de 34.7 km. Elle traverse notammment les communes de : Ampus, Châteaudouble, Montferrat, Draguignan, Trans en Provence, La Motte, Le Muy.

La Nartuby reçoit ses premières eaux d'Ampus, Châteaudouble et Montferrat et se confond avec l'Argens au-dessous du Muy. Sa direction est du nord-ouest au sud-ouest, sur une longueur de 35 km. Ses plus hautes eaux sont de 35m3 ; celles ordinaires d'hiver d'un mètre, et les basses de 11 centimètres. Son volume d'été est entièrement retenu et consommé dans le territoire de Draguignan ; et son lit reste à sec depuis cette ville jusqu'à l'endroit où elle reçoit la belle fontaine de la Foux. Il résulte des analyses des eaux de la Foux, faites par mon ordre, qu'elles ne renferment aucun acide libre, mais bien les combinaisons suivantes : 1° l'acide carbonique avec la terre calcaire forme du carbonate calcaire ; 2° l'acide sulfurique avec la chaux, de la sélénite ; 3° l'acide muriatique avec la chaux, du muriate calcaire ; 4° enfin l'acide muriatique avec la soude, du muriate de soude. On n'a aperçu dans les précipitations aucun apparence de magnésie.  
Cette eau employée à l'irrigation donne un fort goût au choux et à la plupart des légumes, ne nuit point aux luzernes et aux trèfles, détruit les prairies perpétuelles, fait périr quelques variétés de haricots blancs, ne dissout point le savon, ne cuit point les légumes, mais n'attaque point la santé des hommes, quoique désagréable au goût : on n'en boit pas d'autre au village du Muy, où ses mauvaises qualités sont il est vrai, tempérées par quelques sources plus pures qui s'y réunissent, les troupeaux s'en désaltèrent volontiers.  

Trans-en-Provence

 La Nartuby à Trans en Provence (Photo internet)

La hauteur des sources de la Foux, au-dessus du niveau de la mer, est de 173 mètres. A Trans, le lit de la Nartuby est établi sur des bancs de tufs, formant dans le temps des crues, des cascades du bel effet ; dans quelques endroits ses bords ont 28 mètres de hauteur. A la Motte, son lit prend le tuf jusqu'au Muy, avec quelques interruptions remplies par des grès. Cette concrétion est très tendre à La Motte et s'y éboule fréquemment. Le tuf donne lieu encore à plusieurs cataractes, dont la plus belle porte le nom de Saou doù Capellan (Saut du curé)*. Au-dessous de cette chute, les bords de la rivière ont près de 60 mètres de hauteur. Là où la Nartuby coule sur le tuf, ses bords sont très élevés et elle ne les franchit jamais, ailleurs, sa largeur moyenne est de 15 mètres et la hauteur réduite de ses rives, d'un mètre 80 centimètres. Ces dimensions sont insuffisantes dans le temps des pluies abondantes ; et la plaine comprise entre Trans et la Motte, ainsi que toutes les autres parties où ce régime se rencontre, sont exposées à des débordements. La Nartuby arrose une partie du territoire de Trans, de La Motte et du Muy, et apporte encore dans l'Argens, pendant les saisons les plus arides, un superflu considérable qu'on pourrait rendre utile par de nouvelles dérivations dans les plaines de l'Estérel et des Arcs, et en retenant un plus grand volume d'eau pour les territoires de Trans et du Muy.
La Nartuby nourrit des truites saumonées : les plus grosses vont rarement à huit livres ; on en prend de ce poids que lorsqu'au temps du frai elles abandonnent les grands fonds et les grottes de tuf, où le pêcheur ne peut les atteindre. Les eaux vives et salées de cette rivière relèvent le goût de la truite et en rendent la chair plus ferme. On y pêche aussi des carpes, des tanches, des aloses, des meuniers : ces derniers ne franchissent pas les cataractes de la Motte".

Source : J'ai trouvé ce texte aux Archives départementales à Draguignan dans le livre : "La statistique générale de la France publiée par ordre de sa Majesté L'Empereur et Roi, sur les Mémoires adressés au Ministre de l'Intérieur par MM. les préfets - Département du var, M. Fauchet, préfet - A Paris, Chez Testu, imprimeur de sa majesté année 1805".

Saut du capelan

Le Saut du Capelan (Photo internet)

Explication

* Le Saut du Capelan : en arrivant au lieu dit "Le saut du Capelan" la Nartuby se jette dans le vide de plus de 30 mètres de haut. Capelan, ce terme qui signifie : curé, en provençal, fait référence à une légende selon laquelle un prêtre aux multiples aventures amoureuses, afin d’échapper à une meute furieuse de maris jaloux, aurait sauté du haut de la cascade pour disparaître corps et bien à cet endroit et ne jamais reparaître ! (et pour cause).

 

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22 décembre 2021

Trans en Provence dans la Grande Guerre

1918 

Affiche de l'exposition 1918... la fin de l'enfer

Comme toutes les communes de France, Trans en Provence a payé un lourd tribut à la Grande Guerre. De tous ses soldats partis loin de chez eux, 42 ne reviendront pas. 42 morts parmi les 1100 habitants que compte la commune avant-guerre. S'ils ont tous combattu durant la Grande Guerre, la plupart sont effectivement morts au combat, d'autres des suites de leurs blessures, parfois bien après la guerre. A cela, il faut rajouter les maladies contractées durant ces quatre terribles années, en métropole ou hors métropole. Nombreux sont les fantassins, gros pourvoyeurs de ce conflit. Mais ils sont aussi artilleurs, chasseurs, sapeurs du génie, coloniaux ou légionaires. Deux étaient officiers, quatre sous-officiers, tous les autres caporaux ou soldats. Beaucoup sont récompensés, le plus souvent à titre posthume : de la croix de guerre, avec étoile de bronze, ou avec palme pour être cités à l'ordre du régiment, de la division ou de l'armée. Nombreux se verront aussi décerner la prestigieuse médaille militaire, saluant de glorieux faits d'armes, les officiers recevant eux, la légion d'honneur. Ces valeureux soldats auront combattu sur tous les fronts, comme le montre la carte ci-dessous. Dans les montagnes vosgiennes, en Lorraine, dans la Marne, l'Aisne, la Somme, le Pas-de-Calais Mais aussi hors métropole, dans l'armée d'Orient. Vous pouvez voir sur cette carte des lieux de décès sur le front franco-allemand D'autres sont décédés en convalenscence loin du front ou hors métropole. Ils apparaissent en bas du tableau.

DSC07551

Sur ces 42 soldats morts, à peine plus de la moitié sont nés sur la commune, les autres, dans la région, excepté un à Port-au-Prince en Haïti. Parmi ces futurs soldats, plusieurs sont issus de l'émigration italienne, étant arrivés quelques décennies plus tôt. Au gré de leur jeunesse, les uns ont quitté le pays, les autres s'y sont installés, d'autres s'y sont juste mariés. Il est d'ailleurs intéressant de noter qu'à l'été 1914, près de la moitié de ces futurs combattants étaient déjà mariés. Il existe donc, très certainement une descendance avérée de ces soldats à Trans en Provence ou dans les communes des environs. Durant ces quatre années, le plus jeune décédera à l'âge de dix-neuf ans, le plus ancien, à plus de quarante-sept ans (il s'agit de mon arrière-grand-père, le père de ma grand-mère maternelle, Paul Alexande Vincent) soit si l'on remarque bien, une génération d'écart. Le premier soldat transian est mort le 20 août 1914, le dernier, le 28 décembre 1920, des suites de ses blessures ou d'une maladie contractée pendant la guerre. Il est important de préciser qu'après le 25 octobre 1919, la mention "Mort pour la France" n'était plus attribuée. Il faut remarquer qu'un famille transiane a été doublement touchée par le conflit, en effet, François Alfred Lazare et Marie Joséphine Giboin auront perdu deux fils dans cette terrible guerre.

Je place ici le lien pour voir la généalogie de la famille Lazare dans ma base de données qui comporte à ce jour 38 888 personnes : 

Jules Antoine Fernand LAZARE : généalogie par Nadine BARRET (nbarret2) - Geneanet

Vous remarquerez sous son nom la mention Mort pour la France écrite en peits caractères de couleur mauve. Si vous cliquez dessus, la liste de tous les soldats morts pour la France dont j'ai fait la généalogie s'affichera et il vous suffira de cliquer sur les noms qui peuvent vous intéresser (Nota : il n'y a pas que des soldats de Trans).

C'est 42 soldats que la commune de Trans en Provence aura perdu. Ils sont inscrits sur le monument aux morts, place de la Victoire, mais pas tous, les autres sont sur des monuments différents, dans d'autres communes. Mais tous sont liés à cette cité pour toute une vie, ou juste un bref passage.

Mais surtout, n'oublions jamais leur sacrifice.

Source : D'après un texte de Michel Delannoy pour une exposition à l'Hôtel de ville de Trans en Provence en novembre 2018 intitulée 1918... la fin de l'enfer.

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Voici la liste des soldats Morts pour la France trouvée sur internet. Y figurent aussi les soldats transians de la Deuxième Guerre mondiale ainsi que les soldats américains.

TRANS - Morts pour la France 1

TRANS - Morts pour la France 2

Cliquez sur les listes pour les agrandir

Je mets ci-dessous le lien qui vous emmenera sur l'article que j'avais fait paraître le 19 septembre 2017 sur le Monument aux Morts.

Le monument aux morts - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Le monument aux morts de Trans-en-Provence a été érigé par souscription publique et inauguré le 30 avril 1922. Il est situé sur la place de la Victoire. L'architecte en est Emile Tardieu de Nice. Il s'agit d'un obélisque de pierre qui porte en façade un médaillon de Poilu ainsi que les inscriptions commémoratives suivantes : Trans à ses enfants morts pour la France.

http://www.transenprovence.info

Plaque cimetière vieux BERAUD

Plaque de marbre qui se trouve sur le mur du monument aux morts du vieux cimetière (Photo Nadine)

Il s'agit d'Emile Joseph Béraud (1887-1916)

Plaque cimetière vieux BREGONSUL Alfred

Plaque de marbre qui se trouvait à l'origine sur le mur du monument aux morts du vieux cimetière mais qui gît à présent cassée au sol (Photo Nadine)

Il s'agit d'Alfred Lucien Brégonsul (1887-1916)

 

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