Trans en Provence au fil de la Nartuby

Bienvenue à Trans en Provence

J'ai mis en place ce blog sur Trans en Provence pour parler de mon village, de son histoire, de ses habitants, de son passé tout simplement... pour qu'il en soit un petit peu la mémoire. Je ne suis pas historienne, ni spécialiste en quoi que ce soit, mais je suis curieuse de tout. Mes recherches généalogiques m'ont conduite à m'intéresser à l'histoire, la grande et la petite.  

Mon autre blog :  Passion Provence 

http://www.passionprovence.org

Posté par Nadine de Trans à 23:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]


01 février 2020

Les oratoires de Trans en Provence

Oratoire-cypres

Les oratoires sont la mémoire de nos villages. Un oratoire est à la base une chapelle, un lieu de dévotion invoquant la protection divine. Plus précisément, ce terme désigne un petit monument voué au culte d'un saint ou d'une sainte représenté par une statuette ou parfois tout simplement par une simple plaque à son image ou bien par une croix.

En Provence, région particulièrement dotées de ces fameux oratoires, c'est à Moustiers-Sainte-Marie dans les Alpes-de-Haute-Provence que se trouve le plus ancien des oratoires datant probablement du XIVe siècle.

Le Beausset, village varois revendique le titre de capitale des oratoires ; cette commune en possédant à elle seule, une soixantaine environ. Il existe d'ailleurs au Beausset un chemin pédestre baptisé "le chemin des oratoires" jalonné de treize édifices.

L'oratoire a donc un caractère rural puisqu'il permettait aux paysans qui habitaient dans les fermes ou les bastides de venir se recueillir et de faire une prière sans pour autant se rendre à l'église qui pouvait être parfois assez loin de leur lieu d'habitation.
Les oratoires ont été érigés en accomplissement d’un voeu, pour remercier d’une grâce accordée ou plus simplement pour honorer la très Sainte Vierge Marie, mère de Dieu ou le Saint auxquels ils sont dédiés, leur emplacement et leur environnement ne sont pas fortuits. Ils sont placés en évidence à un carrefour, à un col, à un passage périlleux. Ils peuvent indiquer un sentier conduisant à un ermitage ou à une chapelle ainsi qu'un lieu de pèlerinage. Ils nous invitent de toute façon au recueillement et à la prière, en faisant une halte sur les sentiers de la foi. Ils font partie des paysages de nos régions et de notre patrimoine religieux et artistique. Ils doivent être préservés et restaurés comme toute autre construction bâtie par nos ancêtres.

Source : Almanach de la Provence

Oratoire

Pour lire l'article consacré aux oratoires dans mon blog Passion Provence, c'est par ici :

Des montjoies aux oratoires - Passion Provence

A l'origine des oratoires, certains chercheurs n'hésitent pas à voir une manière de perpétuer les menhirs antiques tout en les détournant de leurs cultes originels. Selon l'abbé Moreri, qui fut un spécialiste en ce domaine, ces monuments votifs trouvent leur origine dans les pèlerinages.

http://www.passionprovence.org

Les oratoires de Trans en Provence

A Trans en Provence, on trouve à ma connaissance trois oratoires. Celui consacré à Saint Jean, l'autre à Saint Victor et le dernier à Saint Jean Baptiste. 

DSC07575

Oratoire Saint Jean (Photo Nadine)

DSC07581

Oratoire Saint Jean vu de près (Photo Nadine)

1/ L'oratoire de Saint Jean est située à l'angle de l'ancien chemin de Trans et du chemin des Portes. Il était en mauvais état et a été restauré par des bénévoles de la paroisse au cours de l'année 2018. La niche abrite trois petites statuettes qui sont : Saint Jean le Baptiste, Sainte Thérèse de Lisieux, et Saint François d'Assise.

Oratoire St Jean 

 

Oratoire de St Victor 1

 Oratoire Saint Victor (Photos du site oratoire.com)

Oratoire de St Victor 2

 2/ L'oratoire de Saint Victor est à l'intersection des chemins de Saint Victor et du Peybert. Un tableau représentant Saint Victor est visible à l'intérieur de la niche.

Oratoire St Victor

 

Oratoire aux Suous1 

Oratoire aux Suous2

 

Oratoire aux Suous3

 Oratoire Saint Jean Baptiste (Photos du site oratoires.com)

3/ L'oratoire de Saint Jean Baptiste est à l'entrée d'une propriété sise au quartier des Suous. Il fait office de pilier de portail !

Oratoire St Jean Baptiste

Nota : J'ai relevé les caractéristiques des trois oratoires sur le site oratoires.com.

 

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

La vie de Sainte Roseline de Villeneuve et l'histoire de sa momie

Roseline naquit le le 12 janvier 1263 au château des Arcs (Les Arcs-sur-Argens). Elle était la fille de Giraud II de Villeneuve, seigneur des Arcs, Trans, La Motte et Esclans et d'Aigline son épouse. Alors qu’elle était enceinte, celle-ci aurait entendu une voix lui prédire : "Tu enfanteras une rose sans épine, une rose dont le parfum embaumera toute la contrée". Dès lors, un doux parfum de rose se serait répandu autour d’elle. Roseline était l’aînée de six enfants. Dès le berceau, Roseline portait les stigmates de la sainteté : son front rayonnait d'une clarté surnaturelle.

Porte du miracle

La porte du miracle aux Arcs-sur-Argens (Photo Nadine)

Toute jeune fille, déjà la foi chrétienne était sa principale vertu et Dieu était le seul objet de ses sentiments. Elle faisait preuve d’une grande générosité en distribuant de la nourriture aux pauvres ce qui mettait à mal les réserves du château, car elle y puisait tous les jours de quoi les nourrir. Son père lui interdisait pourtant toutes ces largesses mais Roseline ne pouvait s’empêcher de lui désobéir. À douze ans, le tablier de sa robe empli de pain, elle se fit surprendre par son père. "Mais que portes-tu dans ton tablier ?" lui demanda-t-il. Toute rougissante mais candide comme un ange, elle répondit : "Ce sont des roses, père" et ouvrant les pans de son vêtement, elle laissa échapper une brassée de roses des plus odorantes. Cet épisode connu sous le nom du "miracle des roses" eut lieu en plein mois de janvier ce qui convainquit Giraud II de la bénédiction divine de sa fille. De cet évènement, il reste aujourd'hui le lieu où il se serait produit : la porte du miracle à côté du donjon.

En 1278, Roseline intégra la Chartreuse de Saint-André-de-Ramières, au pied du mont Ventoux, en tant que novice. Par la suite, elle termina son noviciat au couvent de Bertaud près de Gap. Alors qu’un soir, elle était chargée de préparer le repas de la communauté, elle se mit en prière et tomba en extase. Elle sentit le Seigneur près d’elle et s’entretint avec lui "dans le doux secret de son cœur". A l'arrivée des religieuses, rien n'était prêt. La prieure était sur le point de gronder Roseline lorsqu'elle vit des anges qui s'éloignaient après avoir dressé la table et disposé la nourriture.

Le repas des anges, mosaïque de Marc Chagall dans la chapelle Sainte-Roseline aux Arcs-sur-Argens (Photo Nadine)

En 1285, Roseline fut nommée au monastère de la Celle-Roubaud, sur le terroir des Arcs (Arcs-sur-Argens) et revint ainsi près de sa famille. Elle en devint prieure en 1300, après avoir succédé à sa tante Jeanne à la tête du monastère. Elle y restera pendant quarante-quatre ans. Elle continuera à répandre autour d’elle sa générosité. Les malheureux prendront l'habitude de venir frapper à la porte du couvent où Roseline et ses religieuses leur distribueront de la nourriture.

Repas des anges

Le repas des anges, mosaïque de Marc Chagall qui orne un des murs de la chapelle Sainte-Roseline aux Arcs-sur-Argens (Photo Nadine)

Sainte Roseline

La statue de Sainte Roseline dans la chapelle Sainte Roseline aux Arcs-sur-Argens (Photo Nadine)

Epuisée par sa tâche et ses mortifications, elle demandera à redevenir simple religieuse et mourra moins d'un an après avoir abandonné son rôle de prieure, le 17 janvier 1329. De nombreux pèlerins affluèrent alors à son chevet et "des miracles se produisirent dans sa cellule. Des malades furent délivrés de leurs maux, des paralytiques retrouvèrent la liberté de leurs mouvements, des aveugles recouvrirent à nouveau la vue".

Enseveli dans le cimetière du cloître, le corps de Roseline fut exhumé cinq années plus tard, une forte odeur de rose se dégageant de sa tombe. Miraculeusement, il apparut intact, les yeux de la défunte ayant même gardé tout leur éclat. Ceux-ci furent alors placés dans un reliquaire exposé à la vénération des fidèles, tandis que le corps de la sainte reposait dans une châsse en bois.
La relique disparut ensuite pendant 280 années, peut-être mise à l’abri dans un caveau ou un souterrain, pour la préserver durant des "temps troublés".  Elle fut longtemps cachée et aurait pu être perdue si un aveugle ne l’avait finalement retrouvée : la sainte lui révéla sa position dans un rêve et lui redonna miraculeusement la vue. En 1614, le corps de sainte Roseline était à nouveau exposé, toujours prodigieusement intact.

En 1660, de passage dans la région et entendant parler de ce miracle, le roi Louis XIV envoya son médecin, Antoine Vallot constater par lui-même le phénomène. Le Dr Vallot fasciné par les yeux de Roseline perça d’une aiguille le globe gauche. Le corps vitré s’échappa et la prunelle se ternit instantanément.

Reliquaire des yeux

Reliquaire des yeux dans la chapelle Sainte-Roseline aux Arcs-sur-Argens (Photo internet)

La dépouille de sainte Roseline subit de nombreuses translations au cours des siècles, pour restaurer ou changer la châsse, vérifier l’état de conservation du corps ou prélever des reliques. Aujourd’hui, le reliquaire des yeux* et la châsse où repose le corps sont toujours exposés aux fidèles et aux touristes, dans l’ancienne chapelle du monastère de la Celle-Roubaud, devenue Chapelle Sainte Roseline.
En 1881, le corps ne présentait pas de trace de corruption mais avait subi des dégradations par des insectes qui avaient pénétré la châsse dont l’étanchéité n’était plus assurée.

Sainte Roseline squelette 1

Sainte Roseline squelette 2

Corps de Sainte Roseline en 1894, avant l’intervention de restauration du Dr Neri. (Photographies extraites du livre de Boyer et Grévin (2002))

En 1894, il était totalement ravagé et une intervention rapide s'imposait. Le diagnostic fut confié au Dr Pietro Neri qui fit un état des lieux désastreux. Il conclut que les dommages "n’auraient pas été si grands si le corps n’avait pas été transporté dans une atmosphère pareille où, en raison de puissantes causes, il n’aurait jamais pu à la longue conserver son intégrité". C'est à cette époque que le corps avait donc dû être, non pas embaumé comme le mentionne le livret de la chapelle, mais bien restauré comme le montrent les photos prises par le Dr Neri. C'est ainsi que le médecin italien le reconstitua en cire d'abeille pour lui donner l'apparence d'un corps desséché.

En 1968, pour remercier Sainte Roseline, Marguerite Maeght décide de faire restaurer entièrement la chapelle laissée à l'abandon y compris le retable du XVe siècle et le choeur du XVIème siècle. Amie de grands artistes contemporains, elle demande à Marc Chagall de réaliser une mosaïque de plus de quatre mètres de haut intitulée "Le repas des anges" (1975). Elle sollicite Jean Bazaine et Raoul Ubac pour refaire les vitraux ainsi que Diego Giocometti pour un lutrin et un bas-relief "Le miracle des roses".

Sainte Roseline radio 1

Les radiographies du corps de Sainte Roseline révèlent la structure métallique insérée par le Dr Neri en 1894 lors de la restauration de la relique

En 1995, le corps de Sainte Roseline dut subir une intervention de conservation, des signes de putréfaction commençant à apparaître sur les mains et sur les pieds. Les autorités religieuses acceptèrent alors que des analyses scientifiques soient réalisées sur la relique par une équipe de chercheurs. Le corps de Sainte Roseline fut confié au Laboratoire de recherches et d’anthropologie de Draguignan et l’étude coordonnée par Gilles Grévin et l'Abbé Raymond Boyer. La châsse de Sainte Roseline fut ouverte le 23 octobre 1995. L’objectif était d’identifier la nature des traces blanchâtres suspectes repérées sur les mains et les pieds et d’en savoir davantage sur les techniques d’embaumement mises en œuvre par le Docteur Neri en 1894. Différents examens furent pratiqués dont des radiographies qui révèlèrent la structure métallique insérée par le Dr Neri lors de la restauration de la relique.

Le corps embaumé depuis 1894 était revêtu de l’habit monastique des cartusiennes, reposant sur le dos dans une position allongée, bras repliés sur le torse et mains jointes. L’aspect général apparut aux scientifiques comme celui d’un corps qui se serait desséché naturellement même si la couleur n’était pas uniforme : noirâtre, brun foncé à clair.
En 1894, le Dr Neri avait découvert un squelette ravagé par les insectes et sur lequel il ne restait que très peu de tissus organiques. Les scientifiques comprirent rapidement que son embaumement avait constitué en une recomposition complète de la relique par un modelage en cire d’abeille, donnant l’apparence d’un corps momifié. Les taches blanchâtres repérées sur les mains étaient en réalité dues à une altération du vernis balsamique et antiseptique dont le médecin avait recouvert le corps. Les pieds, les mains, le visage de la sainte, des lèvres au nez, paupières et oreilles, toutes les parties visibles sont donc depuis la fin du XIXème siècle des sculptures de cire colorée en brun foncé.

Sainte Roseline Châsse en cristal

Sainte Roseline dans sa châsse de christal (Photo Nadine)

Sainte Roseline châsse vue de devant

La châsse vue par devant. Au premier plan, le parchemin paraphé par
 Monseigneur Madec (Photo Nadine)

Les examens achevés, le corps de Sainte Roseline fut sollennellement déposé dans sa châsse en cristal le 14 janvier 1996 en présence de Monseigneur Madec évêque du diocèse de Fréjus-Toulon. Il fut placé aux pieds de la sainte un parchemin paraphé de la main de l'évêque. 

 

Reliquaire sur pied

Le reliquaire (Photo Nadine)

* Le reliquaire actuel contient une boîte en argent scellée datant du XVIIe siècle dont la face a la forme d'un masque percé de deux ouvertures laissant apparaître les yeux.. L’œil gauche, qui est celui que le Docteur Vallot a percé en 1660, se présente sous une forme grisâtre, amorphe et desséchée. L'oeil droit, dont l’éclat semble encore "vif", semble avoir conservé sa forme mais l’iris est indissociable de la pupille. Cette boîte est placée dans le reliquaire ciselé, chef-d'oeuvre du maître lyonnais Armand Caillat, qui reçut le grand prix de l'exposition universelle de Paris en 1889.

Sources : Je me suis inspirée pour écrire cet article (1) Du livret en vente à la chapelle des Arcs sur Argens : La vie de Roseline de Villeneuve (2) Du livre : Les Arcs sur Argens, du passé au présent paru en 2005 (3) ainsi que des informations trouvées sur le site internet de l'Observatoire Zététique : Sainte Roseline de Villeneuve. 

Sainte Roseline livre

 Nota de Nadine : Si vous voulez en savoir plus sur l'étude de la momie de Sainte Roseline, je vous conseille de lire le livre de Raymond Boyer et Gilles Grévin, "Une sainte provençale du XIVe siècle, Roseline de Villeneuve : Enquête sur sa momie." Éditions De Boccard (2002).

Barre de roses

 

14 janvier 2019

La coopérative vinicole La Transiane (2)

Je remets un article que j'avais passé le 10 septembre 2014 (voilà pourquoi je parle de la période des vendanges). Il est un complément à celui que je viens de taper et qui décrit la coopérative. Je suis contente d'avoir enfin trouvé une photo de notre coopérative La Transiane vue de près. 

Trans-Chapelle-Notre-Dame-et-cooperative-vinicole

Carte postale des années 70 sur laquelle on voit la coopérative vinicole (le grand bâtiment blanc à droite).  

   Etant en pleine période des vendanges, il me semble à propos de vous parler de la dernière assemblée générale de la coopérative vinicole qui eut lieu en 1988. C'est Robert Gerbino qui m'a passé cette coupure de journal et je l'en remercie. La coopérative vinicole de Trans a été démolie en 1990 ou 1991.  

   "Depuis de nombreuses années, la viticulture est en déclin sur notre commune. Le développement de l'immobilier, la spéculation foncière, la rentabilité insuffisante de certains cépages, la concurrence imposée par le marché commun et le peu d'entrain manifesté par les jeunes pour assurer dans ce domaine la relève de leurs aînés ont, en effet, accentué le recul de la vigne, le plus souvent au profit de l'urbanisation. Conséquence de cette évolution, la coopérative vinicole de Trans construite en 1940 dans une période faste pour les vins du terroir, a eu au cours de ces dernières années, devant la diminution des apports et la restriction des débouchés, parfois du mal à gérer excédentairement la production de ses viticulteurs. Ainsi, la constatation d'un manque de rentabilité réitéré entraînant des difficultés de trésorerie, ne remettant cependant nullement en question la qualité des vins produits, ont déterminé le conseil d'administration de la coopérative à prononcer il y a environ un an, la fermeture de celle-ci et à conclure un accord avec la coopérative de Draguignan, afin que cette dernière accueille l'ensemble des cépages Transians. Malgré ce transfert définitif de responsabilités dès la saison 1987-1988, le conseil d'administration a continué à gérer la récolte 1986-1987 et lundi soir devant une trentaine de coopérateurs, il présentait pour la dernière fois les comptes financiers de l'excercice précité. Après avoir lu et fait approuver à l'unanimité des membres présents le procès verbal de la dernière assemblée générale du 28 août 1986, le président Monsieur Gerbino aidé par son commissaire aux comptes, Monsieur Ballatore, se mit à détailler l'excercice financier de la saison 1986-1987. Durant les vendanges 1986, la coopérative a reçu 733 230 kg de raisin, dont 12 230 kg d'hybrides, qui ont produit 5 871.40 hectolitres de vin parmi lesquels 5 198.40 hectolitres sont constitués de vins marchands. Les recettes d'exploitation portant sur les ventes tous frais déduits et comprenant entre autres les A.O.C., les clairettes, la vente en coopérative, la ventilation de la production et la consommation familiale en vins divers s'élève à 1 803 523.75 F. Ces recettes sont en augmentation par rapport à 1985 qui est essentiellement due à un accroissement substantiel de la production de 1986. Les charges diverses règlées et les subventions diverses enregistrées en trésorerie, on constatera finalement que pour cet excercice le bénéfice s'élève à 1 125 572.78 F. Le compte des coopérateurs présente de son côté un bénéfice de 540 277.28 F. devant être prochainement réparti entre les coopérateurs. Après des éclaircissements apportés par Monsieur Ballatore sur des points comptables, réglementaires et sur la modalité de la fusion contratée avec Draguignan, Monsieur Gerbino clôturait la séance en proposant la distribution d'un reliquat de 120 bouteilles de mousseux invendues aux coopérateurs présents.  

   Source : Var-Matin du samedi 13 août 1988.

 

La coopérative vinicole La Transiane (1)

 

Coopérative vinicole la Transiane

La cave coopérative "La Transiane" a été créée en 1940. La date de construction figurait sur le pignon ouest. En 1979 cette cave a vinifié 7 290 hectolitres dont 2 063 hectolitres d'A.O.C. côtes-de-provence. 171 viticulteurs y adhéraient. Elle fut fermée en 1987 et démolie en 1990 ou 1991 pour faire un parking.

 Description

Situation : la cave se trouvait à l'entrée de Trans, tout près de l'intersection de la route qui mène à Draguignan. Le terrain qui bordait la rue s'étendait plus largement à l'arrière où se trouve un canal. Au sud du terrain, se trouve la chapelle Notre-Dame. La façade ouvrait à l'ouest sur la rue.

 Structure : le bâtiment principal, dont le pignon donnait sur la rue, semblait avoir été allongé vers le sud. La réception était derrière, à l'est, sous un auvent de tôle. Le pont-bascule était situé au sud-est.

Élévations extérieures : élévation ouest : la partie intéressante était le pignon qui se trouvait à l'extrémité nord de la façade. Au rez-de-chaussée : une grande porte en plein cintre, à grosses moulures plates, était décorée d'une clef qui semblait porter la moulure horizontale. De chaque côté de la porte se trouvait un décor de fausses poutres en béton. La moulure transversale se continuait sur toute la façade, surmontée vers le sud par trois oculi.

Source  : Inventaire général du Patrimoine culturel région Provence-Alpes-Côte d'Azur en ligne.

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


08 janvier 2019

La fresque consacrée à Saint Roch

St Roch 1

St Roch 2

Saint Roch est le saint patron de Trans en Provence. On dit que lors d'un pèlerinage à Rome, il passa par notre village alors dévasté par la peste, et que grâce à son intercession, le fléau s'arrêta, et Trans fut épargné. En souvenir de sa visite à Trans, la paroisse a réalisé et financé il y a quelques mois, la fresque qui se trouve derrière l'église, sous le porche de la maison paroissiale. Cette fresque que chacun peut admirer a été réalisée par l'artiste Karol Kobryn.

Source : D'après le Bulletin paroissial de septembre 2018.

Je mets également ci-dessous le lien pour que vous puissiez aller lire l'article que j'avais fait sur la chapelle Saint Roch qui raconte l'histoire de notre saint patron.

La chapelle Saint-Roch - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Notre fête locale a lieu au mois d'août pour la Saint-Roch. Mais quelle est l'origine de cette fête ? Dans les premières années du XIVe siècle, si l'on en croit la tradition, se serait produit l'un des évènements les plus importants de l'histoire religieuse de Trans. 

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

15 décembre 2018

Escolo Dei Moulin - Moulins de Trans en Provence et vieux métiers

 

L'association transianne de langue provençale : "L'escolo dei Moulin" (L'école des moulins) présente un diaporama sur les moulins à huile de Trans ainsi que sur différents métiers d'antan. Je ne résiste pas au plaisir de le partager avec vous et vous souhaite une bonne lecture. Je vous renvoie également à mon article consacré aux meuniers de l'huile dont voici le lien :

Les meuniers de l'huile - Trans en Provence au fil de la Nartuby

Au cours du XIXè siècle, il y a eu à Trans entre 20 et 25 moulins à huile. Un des derniers construits fut celui de la famille Audibert (dont la descendante habite toujours Trans) qui est devenu de nos jours le restaurant le Moulin de la Gardiole.

http://www.transenprovence.info


 

Posté par Nadine de Trans à 00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23 octobre 2018

Exposition : 1918... la fin de l'enfer

1918

Posté par Nadine de Trans à 00:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Des nouvelles de Nadine

Bonsoir à toutes et à tous,

l'exposition ainsi que le spectacle ont été un succès le dimanche 7 octobre. Il y avait énormément de monde. J'étais ravie, tout ce passait à merveille. Le lendemain tout a basculé. Je faisais la permanence du lundi après-midi et là, je me suis prise les pieds dans les pieds d'un panneau. Je suis tombée et après avoir été conduite à l'hôpital par les pompiers, on m'annoncé que mon poignet droit était cassé. Mon radius était en miettes. J'ai été opérée le lendemain et le chirurgien m'a posé une plaque et des vis. Je suis rentrée chez moi le vendredi. Pour se débrouiller avec la main gauche quand on est droitière, je ne vous raconte pas la galère ! Bref, j'en ai pour 6 semaines si tout va bien. Alors donc, pour le moment je ne peux pas écrire. 

Si vous voulez voir des images de l'exposition et du spectacle, il faut aller sur le site de la mairie de Trans en Provence. Voilà le lien : https://www.transenprovence.fr/index.php/le-village/actualite-archives/814-exposition-et-spectacle-sur-notre-commune-de-trans-en-provence

Je vous dis à plus tard fidèles lectrices et lecteurs. A présent, je n'ai plus qu'à prendre mon mal en patience. Merci de continuer à venir lire mon blog tout de même, il y a sûrement des articles que vous n'avez pas lu ou que vous désirez relire. 

Nadine

Posté par Nadine de Trans à 00:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 septembre 2018

Exposition : Trans et les Transians au fil du temps

Bonjour à toutes et tous,

vous avez remarqué que je ne poste plus d'articles en ce moment. En fait, je n'ai pas le temps car je prépare mon exposition de photos et cartes postales anciennes de Trans en Provence. La paroisse reçoit Monseigneur Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, pendant quatre jours au mois d'octobre et Monsieur le curé m'a demandé de présenter à nouveau l'exposition que j'avais faite en 2006 à l'Hôtel de ville. Cette exposition avait eu à l'époque un énorme succès et j'avais vu défiler pendant neuf jours plus de 2 000 visiteurs, ce qui a été pour moi une sacrée surprise et une magnifique reconnaissance de mon travail. Donc, cette nouvelle exposition, enrichie d'autres panneaux de photos et de cartes postales, sera présentée du 7 au 10 octobre 2018 à la salle polyvalente de Trans en Provence. Le 7 octobre, à 19 heures, il y aura l'inauguration de mon exposition : "Trans et les Transians au fil du temps", puis à la suite, un spectacle intitulé : "Trans au fil des siècles" présenté par les paroissiens de Trans en Provence et de La Motte qui dure environ une heure et qui résumera l'histoire, au combien riche, de notre village. Ensuite, un buffet dinatoire offert sera proposé.

Je mets ci-dessous le deux affiches de ces manifestations.

Trans et les Transians au fil du temps-Exposition affiche

TRANS EN PROVENCE Spectacle affiche

Dans la semaine, l'exposition sera ouverte de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h. J'espère que les Transians seront à nouveau fidèles comme en 2006 et viendront nombreux se replonger dans leur passé. Je serai présente l'après-midi des 8, 9 et 10 octobre. Un grand merci d'avance à vous toutes et tous.

Bonne exposition et bon spectacle !

 

Posté par Nadine de Trans à 18:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,