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Trans en Provence au fil de la Nartuby
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23 octobre 2016

A travers les archives de Trans : quelques contrats d'apprentissage

 

Ces contrats d'apprentissage ont été passés devant notaire comme il se doit pour tous les actes importants de la vie courante tels que contrats de mariage, baux, testaments, codiciles, ventes, achats, mégeries, inventaires après décès, contrats d'apprentissage, etc... A noter que les minutes notariales de Trans se trouvent aux Archives Départementales à Draguignan. Les contrats d'apprentissage ci-dessous ne sont qu'un petit résumé des actes dont il est question et qui peuvent faire plusieurs pages.

 

Menuisier

 

Menuisier (1772)

 

Apprentissage de deux ans. Le patron promet de nourrir l'apprenti, de lui donner place à sa table et au feu, de lui montrer et enseigner le métier de menuisier sans rien lui cacher, ni l'employer avec abus à des œuvres étrangères. De son côté l'apprenti promet d'employer ses soins, peines et services dans ledit art, pendant la durée de trois ans de son apprentissage au profit et avantage de son patron avec soumission de fidélité, sans pouvoir s'absenter avec abus, ni quitter pendant ledit temps. L'apprenti paye au patron 30 livres et s'engage à lui payer 90 livres dans un an.

 

Chirurgien

 

Chirurgien (1773)

 

Barthélemy Sauteron, maître chirurgien à Trans, promet à François Blanc, fils à feu Jean Joseph, ménager, et assisté de son grand-père, de lui enseigner l'art du chirurgien sans rien lui cacher ni l'employer avec abus à des oeuvres étrangères. François Blanc promet de son côté d'employer ses soins, peines et services dans ledit art, pendant la durée de trois ans de son apprentissage au profit et avantage dudit Sieur Sauteron avec soumission de fidélité, sans pouvoir s'absenter avec abus, ni quitter pendant ledit temps. Le sieur Sauteron reçoit de lui 50 livres.

 

Etireuse de soie (1773)

 

Trois jeunes filles déclarent se mettre en apprentissage pour l'étirage de la soie, pour le temps et terme de neuf années commençant à la dernière récolte des cocons. (L'acte est du 16 septembre, la récolte des cocons se fait en mai-juin. Il en résulte que ces jeunes filles avaient déjà été occupées pendant au moins trois mois, au moment de la signature de l'acte). Elles s'engagent envers leur patron, le Sieur Antoine Ricaud, filateur à Trans, à travailler bien et duement sans pouvoir quitter, sous quelque cause et prétexte que ce soit, sauf en cas : 1° où elle viendraient à s'établir en mariage, 2° où elles ne voudraient plus s'occuper dudit travail soit ici, soit ailleurs. Le patron se réserve la liberté de les renvoyer si leur travail ne lui convenait pas. Il est prévu en outre que si les jeunes filles quittaient la filature pour aller travailler ailleurs (il y avait alors deux filatures de soie à Trans), elles seraient astreintes à un dédit de 48 livres. Le salaire journalier des jeunes filles sera, dit l'acte, de 9 sols par jour pendant les trois premiers mois, de 12 sols dans l'année qui suivra, et de 15 sols les années suivantes. En rapprochant ces salaires de ceux du XIXe siècle où, vers 1880, les apprenties étaient payées 60 centimes et les ouvrière 1 franc 25, on peut se convaincre que la condition des salariés n'a jamais été plus dure que dans la période qui s'étend de la Restauration à la chute de l'ordre moral (1881).

 

Taillandier

 

Taillandier (1780)

 

Apprentissage de deux ans. Le patron promet de nourrir l'apprenti à sa table, de le blanchir. Prix de l'apprentissage ; 100 livres immédiatement, 90 livres dans un an. Note : Cet acte est du 8 octobre 1780 ; le 9 février 1784, l'ex-apprenti, Pierre Fille, alors établit taillandier à Cuers, épousait Anne-Elisabeth Bourrely, fille de son ex-patron de Trans. Il est question, dans un autre contrat passé par le même patron, d'un apprentissage de trois ans. Mais l'apprenti ne verse rien comptant. Il s'engage à payer 50 livres dans un mois et 50 livres dans deux ans.

 

Source : Les archives de Trans en Provence n° 32- Jean Barles.

 

Complément :

 

Taillandier est un métier traditionnel consistant à fabriquer des outils tranchants tels que ciseaux, cisailles, hache.  Il travaille pour de nombreuses corporations tels les bouchers ou encore les agriculteurs.

 

Il existait différentes spécialités :

 

  • les taillandiers en œuvres blanches : fabriquent des outils coupants ne faisant pas office d'armes,
  • les taillandiers grossiers : fabriquent des ustensiles de cuisine (martinets, crémaillères) et de gros outils (pelles, chenets ou marteaux),
  • les taillandiers vrilliers (vrilles et vilebrequins) et tailleurs de limes, poinçons ou ciseaux,
  • les taillandiers en fer-blanc et noir : spécialisés dans la fabrication de lanternes, entonnoirs, moules.

 

Source : Wikipédia.

 

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Commentaires
L
Bonne fin de soirée, bonne semaine Nadine , " ça ne rigolait pas à l'époque " <br /> <br /> les CDD , les CDI n'ont qu'à bien se tenir !<br /> <br /> <br /> <br /> Pensées, affectueuses.. Merci pou le partage
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